AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  CONTACTCONTACT  
Ce forum va reprendre vie à partir d'avril 2016. J'ai quelques trésors à mettre en ligne !!. les vôtres seraient aussi les bienvenus !!

Partagez | 
 

 curlu

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Christian CALET
*** Fondateur ***
avatar

Messages : 68
Age : 66
Localisation : I.D.F
Date d'inscription : 20/11/2008

MessageSujet: curlu   Ven 26 Déc 2008 - 18:01

CURLU


]color=red] carte du front 1er juillet 1916[/color


Le général FAYOLLE, commandant la 6ème armée, passe la revue de la 47ème division le 11 juillet sur les hauteurs à l'Est de Maricourt ; après la revue, le Bataillon monte en ligne sur la crête au Nord-Est de Curlu.



La 47ème division doit participer à l’attaque prévue par le 20ème corps le 20 juillet. Cette opération a pour but de s’emparer des positions ennemies sur le front Maurepas, tranchée des Moustiques jusqu’au bois du chat, tranchée de la Pestilence,
corne nord-est du bois de la Pépinière, bois de Hem et du Ver, ferme Monaco (2ème position allemande).



Le 30 occupe le sud des tranchées de la Purée et de la Marmelade. Sa gauche est à la chapelle de Curlu dont il ne reste que quelques pierres éparses. Sa droite fait face à un blockhaus fort malmené par nos tirs ; les tiges de fer de béton armé qui s’élèvent vers le ciel l’ont fait baptiser la Pelote d’Epingles.







Les parallèles de départ sont creusés sous un bombardement d'une violence croissante ; mais notre artillerie fait un travail magnifique ; les Chasseurs suivent de l'oeil avec joie les obus de 220 qui passent au-dessus de leur tête, descendent sur les tranchées d'en face et envoient très haut de gros paquets de terre, des planches, des rondins.








En bras de chemise, noirs de poudre, nos voisins les crapouilloteurs, tirent sans arrêt ; les mulets de nos mitrailleuses portent jour et nuit les grosses bombes à leurs petits canons.
Nos hardis patrouilleurs, conduits par les Sous-Lieutenants : RINGUET, BASSEVILLE, TOUSSAINT, BOISSON, MONORY, THOMAS, MONDON, vont toutes les nuits ramper contre les parapets ennemis pour vérifier le travail fait par nos artilleurs.
L'attaque a lieu le 20, à 5 heures ; compagnie MAGNE à gauche, compagnie CANOT au centre, compagnie MARION à droite, compagnies CONTAMIN et GRAGLIA en soutien ; notre artillerie a peu tiré pendant la nuit pour ne pas mettre l'ennemi en méfiance. Un brouillard épais colle au sol, on ne voit rien à trente pas.
A gauche, les vagues d'assaut sont accueillies par une très vive fusillade et de nombreux pétards ; l'intrépide BASSEVILLE crève la ligne du premier bond, la compagnie MAGNE et la moitié de la compagnie CANOT passent ; le reste est arrêté, surtout par les trois mitrailleuses de la "pelote d'épingles" qui flanquent toute la ligne.
A droite, les pertes sont tout de suite lourdes ; le capitaine MARION (4ème), les lieutenants CANOT et PERRAUDIN de la 3ème sont tués, les sous-lieutenants BOISSON et MONORY de la 4ème, grièvement blessés.
Le lieutenant mitrailleur PISSART veut installer ses pièces, il est tué aussitôt.



L'équipe de 37 du brave sergent BAILLY veut intervenir, elle est tuée en entier.
Les plus ardents progressent de trou d'obus en trou d'obus, un combat à la grenade, une fusillade à courte distance commencent ; le clairon GIMIES, loustic toujours rieur, désigne chaque fois son adversaire du doigt avant de l'abattre ; SOTHIER, déjà célèbre, sérieusement blessé, pleure de rage, et tire sans arrêt, et tue.
La section DUSSERT (5ème) vient au pas de course et va à découvert couvrir les derrières de la compagnie MAGNE qui a disparu dans le brouillard et qui envoie toujours des prisonniers.
La section BOIZEREAU accourt pour reprendre l'assaut ; ce qui reste de la compagnie MARION ne l'attend pas ; l'adjudant ESSERTEL, le sergent major AUDET, l'aspirant CRAMPE se dressent et chargent ; le sous-lieutenant BOIZEREAU est tué d'une balle à la tête, mais CRAMPE est entré à la "pelote d'épingles".
Une vive mêlée dans la tranchée bourrée d'ennemis ; le capitaine VIDAL, seul officier restant à droite, mène les sections très réduites de la compagnie MARION à leur objectif définitif.
A gauche, un groupe d'officiers résiste ; le chasseur LESPINE en tue un d'un coup de baïonnette ; l'adjudant BELLE saute à la gorge d'un autre, il ne l'étrangle pas parce que les forces manquent à ses bras blessés chacun d'une balle ; enfin un capitaine du 10ème d'infanterie se rend et demande au commandant que ce vigoureux combat cesse ; il rassemble ses hommes.



Tout cela a duré peu de minutes ; pendant ce temps, par la tranchée du Carry, long boyau qui descend vers le tortillard de Hem à Maurepas, plein de profonds abris abritant les réserves, la compagnie MAGNE et les mitrailleurs du capitaine DOLIGEZ progressent toujours ; le combat se termine par la prise de haute lutte d'une mitrailleuse de la Garde dans la tranchée de la Pestilence.
Le capitaine MAGNE et le sous-lieutenant TOUSSAINT sont blessés en fin de


[b]Mortier de 280 en batterie près de Curlu.


combat ; le sergent CHARRIER, le bras traversé par une balle au départ, a continué à mener ses mitrailleuses jusqu'à l'objectif.





En dix-sept minutes, le bataillon a avancé de 1 500 mètres, atteint tous ses objectifs, fait plus de 400 prisonniers.
Le colonel BRISSAUD arrive quelques instants après ; le bataillon ne savoure pas paresseusement la victoire ; il est en ordre, il pioche.
Ce rude combat nous coûte 71 tués et 255 blessés ; sous la direction de l'admirable chef de fanfare PERDRIX, le zèle des brancardiers est tel que le dévoué Dr MARLAND évacue son dernier blessé à 11 heures.
La relève est faite le 27 ; un excellent repos attend le Bataillon au camp des Célestins ; il obtient une citation à l'ordre du 2ème corps d'armée.
Cette citation ne mentionne que 200 prisonniers ; mais dans ce nombre ne figuraient pas 223 prisonniers remis par erreur par le caporal SENAC à un officier d'état-major d'une autre Brigade ; le caporal SENAC s'était heureusement fait donner un reçu qu'il put représenter.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
curlu
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» l'étang de Fargny

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'HISTORIQUE DU 30ème BATAILLON DE CHASSEURS :: DEUXIEME CHAPITRE - 1914 - 1919 - :: LA SOMME :: CURLU-
Sauter vers: