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 annonce: Maurepas

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Christian CALET
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MessageSujet: annonce: Maurepas   Ven 26 Déc 2008 - 18:06

MAUREPAS





Dans la nuit du 8 au 9 août, sous les obus très nombreux, le Bataillon arrive au Sud-Ouest de Maurepas, en face de la partie de tranchée de la Pestilence qui n'a pas été prise encore.
L'ennemi est venu coller à nous pour éviter nos obus ; il est à quelques pas de la 1ère ; il l'attaque brusquement au point du jour ; après une très vive lutte à la grenade dirigée par l'adjudant VILTARD qui est mortellement atteint, les Allemands rentrent chez eux ; ils laissent des cadavres jusqu'auprès de notre parapet.
Le bombardement continu, très violent, rend les travaux fort difficiles ; le Bataillon perd 150 tués et blessés en trois jours ; les Chasseurs sont impatients d'attaquer pour se soustraire à ces pertes.
L'attaque a lieu le 12 à 17 h 45 ; 1ère, sous-lieutenant CHAZOT, à droite 2ème, lieutenant CONSTANS, au centre ; 5ème lieutenant GRAGLIA, à gauche ; 3ème, sous-lieutenant BENHE et 4e, lieutenant GUEDENEY, en soutien.
Cinq minutes avant l'attaque, la Compagnie CHAZOT fait un feu d'enfer de V. B.



Tromblon V.B


sur les ennemis rapprochés, chez qui l'on a repéré deux mitrailleuses ; le reste est parfaitement traité par les 220.





Grenade Viven-Bessières de Viven (industriel) et de Bessières (ingénieur arts et métiers) qui la mettent au point en 1915. Elle s’adapte sur un tromblon fixé à un fusil Lebel. La balle enflamme l’amorce, tandis que le gaz de la cartouche en se détendant projette la grenade. Elle explose au bout de sept secondes à une distance variable selon l’angle de tir. Sa portée maximale est de 200 m environ.
La grenade à fusil VB (Viven-Bessières)
La grenade VB mise en service en 1916, fut la plus célèbre des grenades à fusil françaises.


Fusil Lebel lance-grenade V.B

Elle était tirée à l’aide]d’un tromblon fixé au fusil Lebel, en utilisant une cartouche classique. Elle était traversée dans son axe par un cylindre du diamètre de la balle, et le tube du détonateur était parallèle à cet axe.
Au moment du tir, la balle traversait le tube central, et en sortant actionnait un petit levier placé sur la partie externe du détonateur, déclenchant le mécanisme de mise à feu. Les gaz d’éjection, s’accumulant dans le tromblon éjectaient le corps de la grenade jusqu’à 180 m.
Une petite coiffe en laiton, avec un trou pour le passage de la balle en son centre, était généralement placée sur la tête de la grenade pour prévenir d’un déclenchement accidentel du levier.
Cette grenade était tellement efficace qu’elle modifia la tactique de l’infanterie française : chaque compagnie disposait de 16 tireurs VB, lui conférant une puissance de feu très maniable et discrète à la fois pour les actions offensives et défensives. Poids 475 g, 60 g de cheddite



Elle était tirée grâce au tromblon VB en acier trempé.
De calibre 50 mm. La partie arrière du tromblon était constituée par une douille fendue qui glissait moyennant un frottement doux sur le canon du fusil en emboîtant le guidon.
Au départ du coup, les gaz produits par la poudre de la cartouche agissaient sur le culot de la grenade et la projetaient en avant, tandis que la balle traversait le tube central et frappait la palette, ce qui provoquait la percussion de l’amorce.
Celle-ci allumait la composition fusante qui brûlait pendant 8 secondes et provoquait l’explosion de la grenade par l’intermédiaire du détonateur.
Elle pouvait être tirée avec le mousqueton moyennant l’emploi d’un manchon spécial qui n'était pas distribué a l’infanterie.
Dans la pratique, on utilisa principalement le Lebel, plus robuste que le mousqueton et, suivant les disponibilités, le MAS 36.
La grenade avait une portée variant entre 80 et 170 mètres et possédait les effets d’une grenade défensive du fait des rainures intérieures qui facilitaient la fragmentation lors de l’explosion.
La grenade pesait 490 g.
Cependant, le poids pouvait varier autour de cette valeur et les grenades pesant plus de 490 g avaient le haut de la fusée et du dispositif de protection peint en blanc et en noir pour les grenades de moins de 490g. Fusée et bouchon étaient recouverts d’un dispositif de protection en laiton.



La tranchée de la Pestilence est enlevée d'un bond, presque sans pertes.
L'attaque continue vers la tranchée des Araignées, sur la crête à 800 mètres plus loin, par un glacis où gisent les nombreux cadavres que nos prédécesseurs y ont laissés dans une attaque malheureuse.
La progression est tout de suite difficile ; le Bataillon de gauche est arrêté, et les occupants des tranchées qu'il devait prendre tournent leurs fusils contre nous ; de Maurepas une mitrailleuse invisible nous prend complètement de flanc et tire sans arrêt.
Le capitaine DOLIGEZ avec deux mitrailleuses, le lieutenant CHARVOLIN avec ses 37 interviennent rapidement et neutralisent sérieusement les fantassins ennemis ; la mitrailleuse tire toujours, mais elle est loin.



Ces incidents ont ralenti la marche ; nos obus ont cessé de tomber sur les Araignées quand nous arrivons, il faut les attaquer à la grenade ; le Chasseur BEAUFUME y saute seul, en extrait vingt prisonniers ; le reste se rend, la tranchée est prise.
La tranchée des Araignées nettoyée, la section ANDRE se rabat à gauche, progresse par un rapide combat de boyaux, joint la compagnie de droite du Bataillon voisin immobilisée depuis la perte de son capitaine.
La compagnie CHAZOT pousse à la grenade dans le large boyau des Écervelés, encombré de fuyards descendants et de renforts montants ; les grenades font des ravages dans cette cohue ; le mitrailleur TALON fauche tout ce qui émerge du boyau assez maltraité par nos obus ; le mitrailleur DAGUERRE arrive au pas de course avec sa pièce, met en batterie et s'évanouit, épuisé ; le boyau est pavé de cadavres.

Une contre-attaque venue de la direction du Forest ne nous inquiète guère, nos mitrailleuses suffisent à la faire disperser et à la faire disparaître.
Cent cinquante prisonniers et plusieurs mitrailleuses nous restent.
La 47ème division poursuit son attaque en direction de la route Cléry-Maurepas
Le lendemain, un dur combat nous fait avancer de 400 mètres et nous fournit des vues sur le fond du ravin qui vient du Forest ; quatre canons de 150 que nous perdons trois vaillants officiers tombés dans la première vague : l'ardent sous-lieutenant ANDRE venu depuis peu de la cavalerie, dont la réputation de bravoure était déjà solidement établie ; le jeune STOECKEL, officier de la veille, aussi calme qu'un ancien ; le vieux VIGNON, le plus gai des sous-lieutenants malgré sa cinquantaine, malgré une balle qui l'avait défiguré en lui fracassant la mâchoire en septembre 1914 ; mortellement frappé, son dernier mot est : "Au suivant", pendant que son bras indique la direction de l'ennemi.
Le Bataillon passe en réserve de brigade le 15 ; un obus broie, le 16, le capitaine adjudant-major BERGE,
resté avec le Bataillon qui nous a relevés.
Rude montagnard d'une bravoure magnifique, d'un sang-froid que les circonstances les plus critiques n'avaient jamais entamé, adoré des Chasseurs pour qui. il savait trouver le mot simple qui provoque les actes les plus audacieux, le capitaine BERGE était une fort belle et exceptionnelle figure ; son âme ardente et tenace restera au 30ème.

Relevé le 21 août, le Bataillon s'embarque en camions au bois des Célestins et va au repos à Campeaux
(Oise).
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