AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  CONTACTCONTACT  
Ce forum va reprendre vie à partir d'avril 2016. J'ai quelques trésors à mettre en ligne !!. les vôtres seraient aussi les bienvenus !!

Partagez | 
 

 La bataille de Roye

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Christian CALET
*** Fondateur ***
avatar

Messages : 68
Age : 66
Localisation : I.D.F
Date d'inscription : 20/11/2008

MessageSujet: La bataille de Roye   Mer 7 Jan 2009 - 20:52

La bataille de Roye



La 47ème division est rattachée le 9 août au 31ème C.A (1ère armée). La 1ère armée doit attaquer par le nord et le sud. La 47ème division avec le 31ème C.A attaquera par l’ouest, l’effort se portera en direction de Goyencourt, Roiglise.
A partir du 1er août (10 ?), le Bataillon n'aura plus que trois compagnies de fusiliers-voltigeurs et une compagnie de mitrailleuses à quatre sections.
Il est enlevé en camions le 8 au point du jour ; en réserve, il suit la bataille par Moreuil, (F ?) Presnoye-en-Chaussée, Hangest-en-Santerre, Arvillers et Erches.
Il est en ligne le 14 aux lisières est d'Andéchy, pauvre village détruit deux fois, qu'un labyrinthe de boyaux souterrains traverse ; l'ennemi y a abandonné de gros approvisionnements, un train de choux, des milliers de caisses de bouteilles d'eau minérale, boisson précieuse par la grosse chaleur dans cette région aux puits détruits.


carte histo 90 ou Hembert ?

L'ennemi est tout près, dans de bonnes tranchées ; un double réseau de fils de fer intacts les protège, mais des boyaux y mènent, on s'en servira.

carte Roye histo 90

Le 15 au soir, on force les barrages à la grenade et au V.B., compagnie DEMERON (1ère) à droite, compagnie WARTELL (2ème) à gauche ; on a poussé de un kilomètre au jour ; l'adjudant-chef PAOLI a pris avec le sous-officier qui la commande une corvée ennemie chargée de café tout chaud.
Le combat continue toute la journée du 16, compagnie DEMERON en tête ; un fort blockhaus au bord de la route de Villers-les-Roye à Goyencourt est enlevé ; puis une tranchée un peu plus loin ; vers 14 heures les tranchées continues du Camp César protégées par de bons réseaux arrêtent la progression.

Nous avons perdu le lieutenant EVRARD, rude combattant, tué par un obus, et le vaillant lieutenant THOMAS, frappé d'une balle au cœur ; la chaleur est accablante, les obus nombreux.
Une escadrille vient nous mitrailler longuement, ses balles ne touchent personne.
L'ennemi contre-attaque, le Bataillon tient bien ; les voisins de gauche cèdent, et la section de mitrailleuses du sergent CHARRIER est coupée du Bataillon et très menacée.
Le sergent ARRIVE se porte à découvert au-devant de l'ennemi avec quelques Chasseurs. Le Chasseur BERMONT, grièvement blessé, ne veut pas se laisser panser ; "Ne vous occupez pas de moi, soignez d'abord les Boches", dit-il. Le fusilier-mitrailleur DETRAIT s'installe à découvert sur un talus pour mieux tirer, une grave blessure le couche. Mais l'ennemi se terre.
L'énergique CHARRIER reste isolé, mais tient ferme ; il a comme précieux auxiliaires le vaillant caporal TALON et le mitrailleur DAGUERRE, un des meilleurs lanceurs de grenade du Bataillon, qui a découvert un bon tas de pétards allemands.
A la nuit, le Bataillon a encore avancé de plus d'un kilomètre ; la compagnie WARTELL passe en première ligne.
L'attaque doit être reprise à 4 heures avec une section de chars, les chars ne viennent pas.
Au petit jour, il semble au capitaine adjudant-major JOMAIN que les fils de fer ne sont pas bien épais devant la section NOCHEZ ; II la lance.
Le Chasseur RIV0IRE saute le premier dans la tranchée : le sergent PREVOST se fait de la place par un rigoureux combat à la grenade ; le fusilier-mitrailleur FERREBOEUF sort de temps en temps de la tranchée pour mieux intervenir pendant le combat de boyaux ; on arrive ainsi aux lisières de Roye, au bord de la route ayant progressé d'un kilomètre et fait une quarantaine de prisonniers.
Mais on s'est plus occupé de refouler l'ennemi que de regarder la boussole ; le long boyau pris n'est pas dans notre zone ; on y installe une compagnie du Bataillon voisin et on reprend la marche vers le bois de Bracquemont ; un nouveau kilomètre a été gagné quand la nuit vient.
Le 18, l'attaque doit être reprise à 3 h 45 avec une section de chars ; la compagnie WARTELL forcera la corne Sud-Ouest du bois, la compagnie AIGUETINTE qui la suit nettoiera le bois avec les chars.
Les chars arrivent en retard, prennent les Chasseurs pour l'ennemi ; le téléphoniste JULIEN et le coureur TERRY réussissent à les aborder et à arrêter leur tir meurtrier ; mais l'attaque est manquée.
A 15 heures, notre artillerie commence un puissant bombardement du bois de BRACQUEMONT ; les nombreuses mitrailleuses paraissent vite fort bien coiffées ; l'attaque se fera donc compagnie WARTELL à droite, compagnie AIGUETINTE (3ème) à gauche.
Par petits paquets, à découvert, comme à la manœuvre, la compagnie AIGUETINTE prend sa nouvelle place d'assaut.
Assaut à 17 heures.
La compagnie WARTELL enlève en un clin d’œil la ferme La Grange, la lisière sud du bois de Bracquemont, le bois Fendu ; elle ramène un officier d'un autre Bataillon, prisonnier depuis deux jours, très grièvement blessé, que les Boches n'ont pas évacué plus loin.
Le sergent PREVOST, chargé de la liaison à droite avec une douzaine de Chasseurs, ne peut résister à la tentation de livrer son combat particulier ; il attaque à la grenade un fort poste qu'il a découvert et lui fait une trentaine de prisonniers.
A gauche, la compagnie AIGUETINTE franchit derrière un barrage roulant impeccable, le glacis de 500 à 600 mètres qui la sépare du bois ; elle enlève en passant, dans un court combat, un blockhaus à contre-pente dont personne ne soupçonnait l'existence.
Elle enlève la tranchée de la lisière Ouest malgré son bon réseau, traverse le bois et commence à nettoyer énergiquement les fourrés que le bombardement a rendus inextricables ; le fusilier-mitrailleur MILLAT-CARUS se fait remarquer par son ardeur dans le nettoyage.
Mais le Bataillon est sorti seul, même les détachements de liaison des Bataillons voisins n'ont pas bougé.
Nos deux petites compagnies perdues dans ce bois de 800 mètres sont bientôt prises à revers par des feux de mitrailleuses d'une violence inouïe et elles reçoivent une très violente concentration d'obus et de mines.
Des contre-attaques très mordantes se déclenchent, du Sud venant de la gare de Roye, de l'Est venant du talus du chemin de fer, au Nord-Est venant du bois de l'Abbaye, pendant qu'au Nord-Ouest les mitrailleuses du bois Croisette tirent sans arrêt.
Grâce au dévouement des téléphonistes, caporaux MEUNIER et ARNAUD, Chasseur FAURE, les lignes sont toujours réparées sitôt coupées, l'artillerie prévenue intervient très vite. Mais l'ennemi avance quand même, et les balles de ses mitrailleuses lourdes et légères font un vacarme assourdissant à travers les branches.
A droite, la section GOURBEYRE, de la 1ère qui marche en soutien, est placée juste à temps pour boucher le trou que notre avance a ouvert. Elle arrête tous les assauts qui viennent de la gare par le chemin creux.
Plus en avant le Capitaine DE MALLE installe la seule mitrailleuse qui reste disponible, qui tirera ses dernières bandes à quelques pas.
Plus en avant encore, et toujours face à droite, le Capitaine Adjudant-major JOMAIN, bientôt blessé, rallie des groupes épars de la compagnie WARTELL et les dirige.
L'Adjudant NOCHEZ, à découvert, la canne à la main, parcourt les lignes, exalte les courages.
Les caporaux LESPINE, PEPIN-DONAT, le vaillant FERBUS, qui font le coup de feu debout, et le fusilier-mitrailleur BOUJOT qui tire sans arrêt sont le centre de noyaux qui brisent l'attaque à cinquante pas.


Le Lieutenant-mitrailleur JAVOUHEY tire toutes ses cartouches ; le mitrailleur PLEYNET n'a plus de munitions, il tire avec une mitrailleuse allemande qui gît là, bien approvisionnée.
Toute la contre-attaque de droite est maîtrisée ; elle aurait encerclé le Bataillon,
A gauche, la compagnie AIGUETINTE est aussi furieusement assaillie ; aucun secours immédiat ne peut être envoyé à son faible effectif disséminé à travers le bois incomplètement nettoyé. L'ennemi entre dans le bois, la coupe de la compagnie WARTELL, réoccupe par endroits la tranchée de la lisière Ouest.
Le Lieutenant ANTOINE, blessé à la tête, couvert de sang, fait le coup de feu en encourageant ses Chasseurs.
Les sergents SEIGLE, BROUSSE, STARON forment de petits centres isolés mais inébranlables.
Le sergent SIMAN, pris à revers, reste ferme à son poste.
Le sergent BARGOIN regroupe des Chasseurs refoulés et chasse avec eux l'ennemi de la place qu'il avait prise.
Le caporal-mitrailleur MATHON, débordé, refuse de reculer en disant : "Un mitrailleur tient jusqu'au bout."
Le Chasseur CARRE, seul en avant du bois, y reste pour "faire un flanquement".
Deux agents de liaison envoyés pour demander des renforts tombent ; le troisième, CAUSSADE, réussit à passer et s'en tire avec trois balles dans les vêtements ; il fait quand même la périlleuse traversée deux fois encore.
Le chasseur CHABERT fait la liaison avec la compagnie WARTELL en passant à travers les Allemands.
Enfin, à la nuit tombante, les deux sections disponibles de la compagnie DEMERON peuvent approcher de la compagnie AIGUETINTE ; la tranchée Ouest est reprise, le bois nettoyé, toutes les liaisons assurées, la situation est entièrement rétablie.
Le Bataillon peut être fier : il a seul osé attaquer, et il s'est tiré seul de la situation critique où son attaque isolée l'avait placé.
L'ennemi fait un grand recul le 27, on le poursuit, le Bataillon en soutien.
Nous sommes en ligne à Breuil le 31 Août, au bord du canal du Nord ; village soigneusement pillé et rasé sans combat, arbres fruitiers sciés, puits pleins de fumier ou arrangés pour qu'un minen éclate si on veut de l'eau : un tableau parfait de ce qu'a fait la sauvagerie boche.
Le sergent ARRIVE, les Chasseurs DELPERIER, CAT, BOUCHERY, BARBAT font une patrouille très audacieuse ; mettant bout à bout des planches sur des pilots sciés, tout ce qui reste d'une passerelle détruite, ils passent le canal sans donner l'éveil et vont tuer quelques Allemands dans le poste voisin.
Relevé le 4, le Bataillon va à Loeuilly (Somme) ; les derniers combats lui valent la quatrième citation à l'ordre de l'Armée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
La bataille de Roye
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Rapport de bataille-1500pts] U'zhul vs Gotrek
» Nouveaut tapis de bataille Citadel
» Petit rapport de bataille entre amis Mordor VS Numenor (SDA)
» CEREMONIE GENERAL BATAILLE, COL DU BONHOMME, les photos
» Règle navale : Man O War ! (et un rapport de bataille en bonus)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'HISTORIQUE DU 30ème BATAILLON DE CHASSEURS :: DEUXIEME CHAPITRE - 1914 - 1919 - :: LA BATAILLE DE ROYE-
Sauter vers: