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 La Poursuite

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Christian CALET
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MessageSujet: La Poursuite   Mer 7 Jan 2009 - 21:19

LA POURSUITE



carte du front 18 juillet 1918
carte la poursuite (histo 90)

Le 24 octobre, la 47ème division est rattachée au 20ème C.A commandé par le Général LANGLOIS


langlois 20ème corps
??? histo 90 ?

Le 26 octobre, à 5 h 30, le Bataillon arrive à Villers-le-Sec. Attaque à 5 h 45, 2ème en tète (lieutenant FAFOURNOUX), 1ère en soutien (lieutenant DEMERON), 3ème en réserve (lieutenant GOURBEYRE) ; objectif, la partie Sud de Pleine-Selve.

carte pleine-selve (histo 90)
La 2ème progresse rapidement dans la petite brume du matin ; elle enlève le gros bois de Villers-le-Sec, plein de baraques ; puis les carrières devant Pleine-Selve ; elle force la résistance de Parpe-la-Cour et entre à Pleine-Selve.



Des chars Renault

ft 17

remarquablement mordants accompagnent l'attaque ; aussi l'ennemi ne tient guère Mais nos voisins de droite, très éprouvés par les combats précédents, n'ont pas bougés ; les mitrailleuses qui les ont arrêtés se tournent vite vers nous et la progression se fait sous de violents feux de flanc.
La 1ère, la 3ème, les mitrailleuses disponibles arrivent successivement et ripostent avec toute la violence dont elles sont capables.
Le mitrailleur PLEYNET ne peut réussir à faire taire deux mitrailleuses ennemies avec sa seule pièce ; il va chercher deux chars, les mitrailleuses sont détruites.
Le sergent LECOMTE mène lui-même deux chars sur une autre mitrailleuse qui est détruite.
Les Chasseurs trouvent que l'ennemi fuit trop devant nos chars ; quelques-uns des plus ardents, parmi lesquels le caporal FERBUS, le Chasseur BONNETON, traversent le long village à toutes jambes, fusillés parfois à bout. portant, atteignent l'extrémité où ils vont faire un barrage ; la 2ème fait ainsi plus de prisonniers qu'elle n'a de combattants ; les prisonniers sont de deux divisions différentes.
L'adjudant HOCHEZ (NOCHEZ ?) va prendre avec sa section le bois des Perdreaux, plus de un kilomètre au-delà de notre objectif.
Survient une contre-attaque qui menace d'isoler la section HOCHEZ ; le caporal FERBUS va chercher deux chars et presque seul avec eux charge la contre-attaque et la disperse.
Un incident met tout le monde en joie ; l'attaque finie, un char part seul pour réduire une mitrailleuse très gênante, qui tire à 400 ou 50O mètres à droite ; il a une panne, l'équipage l'abandonne. Une demi-heure après une dizaine d'Allemands se précipitent bras levés et vont se rendre à ce char que personne n'occupe.
A 15 heures, sous la protection habituelle des mitrailleuses et des obus, l'ennemi commence un mouvement de repli ; on le suit ; la nuit venue, le sergent ARRIVE peut conduire une patrouille à plus de 3 kilomètres.
La poursuite continue le 27 au jour, 1ère compagnie en avant. La progression est de 9 kilomètres à 13 heures. Les mitrailleuses, les obus, les crapouillots nous interdisent l'approche des tranchées creusées sur les hauteurs à l'Ouest de la route de Marle à Guise»
La 1ère progresse cependant par petits groupes, homme par homme, sur le terrain nu ; deux de ses sections sont à distance d'assaut à 16 heures.

Une trentaine d'obus de 75 viennent de tomber ; trois chars sont disponibles, on les prévient ; mais leur mise en marche est lente à cause des moteurs refroidis, on ne les attend pas ; les sergents ARRIVE et CAUHAPE entraînent leurs groupes, arrivent sur l'ennemi plus occupé à préparer son repas sur les réchauds qui illuminent le fond de la tranchée qu'à faire bonne garde.
Dans un groupe qui reçoit des balles à bout portant, le Chasseur LAMOUILLE crie : "En avant, les gars, la section ne cale jamais !"
Les Chasseurs PERCEVEUX d'un côté, BONTEMPS de l'autre, chacun en tête d'un groupe de grenadiers, commencent à s'élargir à la grenade.
Les chars arrivent, provoquent une belle fuite accélérée par les rafales du mitrailleur CHOULET, des fusiliers-mitrailleurs BAILLARD, BEGUE DE SAINT-PALAIS, FOUCAULT ; plus de 200 sacs et de nombreux fusils sont pris.
43 prisonniers nous restent, ils donnent la note joyeuse ; le commandant les a envoyés sans escorte au P.C. où est le capitaine JOMAIN, l'adjudant major ; et les voilà errant sous leurs marmites devenues fort nombreuses, demandant à tous les Chasseurs : "P.C. capitaine CHOUMAN ?"
Le Bataillon relevé passe en soutien le lendemain.
Le 30, attaque à 5 h 40, le Bataillon de première ligne ne peut déboucher, le Bataillon ne bouge pas.
L'attaque doit être reprise à 16 heures, le Bataillon encore en soutien ; l'adjudant FOUILLOUX est chargé d'essayer d'entraîner le Bataillon en première ligne, auquel le clairon FOULON et le pionnier BOUDIN mènent les chars sous des rafales très violentes.
Fière de cette mission, la section FOULLLOUX part d'un élan splendide, gagne la première ligne, la dépasse de 400 mètres ; tous les feux de l'ennemi sont concentrés sur elle qui seule a bougé ; l'adjudant FOUILLOUX, déjà blessé le matin, l'arrête quand une nouvelle blessure sérieuse l'atteint.
L'ennemi se replie le 5 novembre ; le Bataillon est en soutien, il suit par Audigny et Beaurain sous la pluie continuelle.
Il passe en première ligne le 6 au point du jour à Proisy.
La compagnie GOURBEYRE (3ème) en avant-garde progresse à travers les vergers, dépasse Marly, est arrêtée par les mitrailleuses et l'Oise aux ponts détruits.
Les patrouilles explorent les bords de l'Oise, à la recherche d'un gué, d'un gros arbre qui pourra être jeté en travers de la rivière ; elles trouvent mieux, une passerelle incomplètement détruite ; nos pionniers ont vite fait de rendre le passage possible avec des planches et des volets pris à un moulin tout proche ; le soir la passerelle sera assez solide pour nos mulets.
La compagnie DEMERON (1ère) devient avant-garde ; elle traverse Englancourt et tourne pas le Sud une centaine d'Allemands qui s'enfuient d'Erloy en abandonnant un canon long de 150. Elle rentre sur leurs talons dans la forêt de Regnaval, traverse un gros dépôt d'obus de gros calibre à double croix jaune, force la résistance de la maison forestière BERTON et est arrêtée définitivement à la nuit devant Sorbais.
Il a plu toute la journée.

Chasseur écrivant ( dans BCA)

Le 7, au point du jour, reprise du mouvement, compagnie GOURBEYRE en avant-garde ; les voisins de droite sont à plusieurs kilomètres en arrière, encore sur la rive gauche de l'Oise, on ne saura rien d'eux de toute la journée.
On va passer au Nord de Sorbais, par Saint-Pierre-Prez, le Petit-Corbion ; une légère brume, un pays coupé de haies et de boqueteaux ; des gens décidés à s'infiltrer ne peuvent manquer de trouver des passages. On tournera toutes les résistances.
On enlève la ferme Robert-Fay, où plusieurs officiers ont passé la nuit et ont laissé une mitrailleuse en action ; ils ont dit que les plénipotentiaires chargés de signer l'armistice doivent passer les lignes aujourd'hui.
Un civil court voir à Gergny, à 1.500 mètres à notre droite, il revient nous dire que les Allemands y sont toujours,
On néglige Gergny, on trouve un peu plus loin quelques femmes stupéfaites, elles nous montrent le pain venant du ravitaillement américain que les fonctionnaires allemands habituels viennent de leur donner à Gergny.
On pousse toujours, la 1ère et la 2ème surveillant la droite avec une attention redoublée.
On aborde avec précaution la cote 212 ; les patrouilles y tournent un parti ennemi qui s'enfuit en jetant une vingtaine de sacs et de nombreux fusils.
Deux mitrailleuses et un mortier d'accompagnement rendent inabordable la ferme du bois de Vimy, l'aspirant BARRE réussit à la contourner par le Nord, lui donne l'assaut et l'enlève ; le Chasseur MARAIS, qui a porté l'ordre d'attaque, donne aussi l'assaut et entre le premier dans la ferme.
Le Bataillon, complètement découvert à droite, passe sa dernière nuit de bataille sous les feux croisés de mitrailleuses extrêmement actives.
Le lendemain 8, on espère bien atteindre la frontière toute proche et sortir de France ; les explosions formidables qui retentissent vers Fournies, Hirson, vers la voie ferrée d'Hirson à Anor, sont un indice que l'ennemi cédera vite. Mais l'ordre d'attendre le 54ème Bataillon qui nous remplacera dans la poursuite arrive pendant la nuit.
Le lieutenant ANTOINE va cependant s'emparer avant le jour de la voie ferrée devant Rue-des-Marets ; le Chasseur DENIZOT y tue à bout portant la sentinelle du petit poste de la station.
Au jour, pendant que les premiers éléments du 54ème approchent, on découvre une série de trous de tirailleurs sur les pentes qui descendent de Rue-des-Marets ; le fin pointeur CHANAL tue les occupants avec son 37 ou les débusque ; les mitrailleurs installés dans le grenier de la ferme cueillent ceux qui tentent de se sauver.
Puis par petits groupes, sous les obus assez nombreux, le Bataillon tourne définitivement le dos à la bataille et va cantonner à la Cour-de-l'Enfant.
Il est au repos à Froidestrées lorsqu'il apprend la signature de l'armistice.

alsace retour (dans illustration

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