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 la victoire

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Christian CALET
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MessageSujet: la victoire   Mer 7 Jan 2009 - 23:12

L'OURCQ[/b]

carte du front mars 1918

La 47ème division est rattachée au 2ème C.A, lui-même aux ordres de la VIème armée. Elle doit faire effort entre l’Ourcq et le Rû d’Alland pour atteindre d’abord la ligne Neuilly-Saint-Front, croupe nord de Breuil en vue d’exploiter en direction de Coincy.

Le 18 juillet, par une nuit de tempête extrêmement noire, le Bataillon est venu prendre sa place d'attaque au bord de la route de Dammard à la Ferté-Milon : compagnie CURET (1ère) à gauche, compagnie WARTELL (2ème) au centre, compagnie REYNAUD (3ème) à droite, compagnie RINGUET (4ème) en soutien.
Attaque par surprise, sans tanks ni préparation d’artillerie.
Chacun est exactement à sa place prescrite, malgré l'obscurité, la pluie la boue ; pas besoin de guides, on a souvent patrouillé par-là.
La pluie a cessé à l'aube; 4 h 35, le tout petit jour ; heure bien choisie, on voit juste ce qu'il faut. Les Chasseurs avancent à belle allure dans les superbes blés qui les masquent jusqu'aux épaules ; les premiers postes ennemis sont bousculés, leurs fusées rouges demandant le barrage partent ; trop tard, le Bataillon est passé ; presque tous les obus tomberont derrière lui.
Les innombrables mitrailleuses commencent leur vacarme infernal ; jamais on n'en a tant entendu ; il y en a partout.
On s'aperçoit vite que les blés offrent une grande protection ; la fumée des obus colle au sol, facilite la manœuvre, on déborde, on tourne quelques mitrailleuses, on en enlève quelques-unes de vive force.
L'intrépide DENIZOT fonce sur un groupe, tue deux Allemands, les autres s'enfuient.
Le fusilier-mitrailleur BADIOU tire en marchant sur une mitrailleuse, il est mortellement blessé, mais la mitrailleuse est prise.
Une mitrailleuse bat presque tout le front du Bataillon dans un couloir où les blés sont coupés ; le Chasseur DEVAUX l'approche, s'élance, tue un mitrailleur, met les autres en fuite.
Le sergent-mitrailleur VIRONNEAU réussit à amener une pièce à courte distance d'une pièce ennemie, il tue tous les servants.
Une mitrailleuse arrête une section ; le Chasseur JOUMARD fonce seul, tue un servant, prend la pièce.
Le gros morceau est au carrefour près de la ferme Lessart ; six mitrailleuses groupées, dissimulées sous un tas de fumier à l'aspect inoffensif, interdisent le passage des routes et arrêtent la compagnie REYNAUD ; dès que les premiers éléments de la compagnie RINGUET accourue en renfort approchent, le lieutenant PARVILLE donne l'assaut ; les vieux sergents EARRIER, ROUSSEL-CICQUART, PHILIPPON, si braves et si aimés, tombent ; les mitrailleurs ennemis tirent jusqu'à l'abordage, ils sont tués sur leurs pièces.
Le lieutenant GASCOUGNET avait manifesté la veille le désir d'aller prendre la ferme Lessart, qu'il connaissait pour y avoir cantonné, et qui est au-delà de l'objectif du Bataillon ; il tient parole.
A gauche, la 1ère, entraînée par l'ardent lieutenant CURET, bientôt blessé très grièvement, a filé à toute allure et arrivée devant Macogny ; elle voit avec fierté le régiment de gauche à plus d'un kilomètre en arrière, précédé de petits tanks à peine visibles dans les blés.
Encore un court et très vif combat rapproché contre les mitrailleuses restées terrées ; ils gardent un 77 et tirent dans le dos de la liaison.

canon de 77 04

Le lieutenant DUFAY adjoint au chef de corps, dont l'extrême bravoure a toujours besoin d'être contenue, est mortellement atteint ; les mitrailleurs sont réduits, le canon est pris.
A midi, le Bataillon a très largement dépassé ses objectifs ; il achève le combat en fusillant à courte distance les nombreux fuyards qui refluent devant le régiment voisin.
L'après-midi, une douzaine d'avions ennemis viennent faire de superbes évolutions au-dessus de nous, nous envoient des milliers de balles qui n'atteignent personne ; nos mitrailleuses en abattent un, les autres s'enfuient.
Le 19, l'attaque est reprise à 3 h 50 ; le Bataillon, en soutien derrière le 115ème traverse un désagréable barrage par obus à gaz ; il reste toute la matinée en pleine vue de l'ennemi sur les pentes Est de la cote 167 (166 ?) sous les rafales de mitrailleuses et les obus très nombreux ; les beaux trous faits la veille par nos 155 nous offrent d'excellents abris et évitent beaucoup de pertes.
A midi, ordre de dépasser le 115ème et d'attaquer Rassy. Le mouvement est arrêté dès le début à cause de la violence du bombardement et du tir de mitrailleuses. Mais le capitaine DE MAILLE ( Demaille ? ) peut atteindre avec quelques mitrailleuses la route de Rassy à Vaux par un couloir défilé ; les compagnies RINGUET, GOURBEYRE (1ère), REYNAUD, VARTELL ; nos patrouilles de combat entrent dans les blés et approchent de la crête à l'Est du village.
Le caporal LEGAY, les Chasseurs FORAND et DELPERIER arrivent ainsi à quelques pas d'une mitrailleuse servie par quatre Allemands, ils en tuent trois ; un renfort surgit, ils le fusillent à bout portant et lui font six prisonniers.
La crête est vite à nous ; mais des mitrailleuses plus lointaines nous empêchent d'en déboucher.
A 19 heures, les voisins de droite doivent attaquer ; le Bataillon doit surveiller leur flanc. Sous un bombardement très violent qui blesse les lieutenants PARVILLE (3ème) et LAPLASSOTE (2ème), quelques éléments de la compagnie REYNAUD avancent quand même, prenant deux mitrailleuses et quelques prisonniers.


carte des combats du 18 au 20 juillet 1918 (histo 90)

A gauche, la liaison n’est pas rétablie dans la région de Neuilly-Saint-Front où le régiment voisin bénéficiait de chars Renault.
A gauche, à la compagnie RINGUET, la section du sergent CAZENAVE voit à 800 mètres en avant, au bord d'un boqueteau, un char isolé, venu on ne sait d'où, que les Allemands entourent ; elle part sans ordres, délivre le mécanicien et le chef de char, blessés tous deux, fait trois prisonniers, Elle aperçoit à courte distance une batterie d'obusiers de 105 (150 ?); la demi section du sergent ARRIVE va s'en emparer.
La nuit venue, le reste de la compagnie RINGUET (4ème), la compagnie GOURBEYRE (1ère), les pionniers du lieutenant PERRET, vont rejoindre la section CAZENAVE ; le lieutenant RINGUET commande ce détachement très en l’air.
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Christian CALET
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MessageSujet: l'Ourcq Latilly   Mer 7 Jan 2009 - 23:14

Le 20, le Bataillon doit attaquer en première ligne, l’objectif est le bois de Latilly et le village du même nom,

latilly

précédé de dix gros chars St Chamond.(1)

st chamond

(1) étudié par le colonel Rimailho, ce nouveau véhicule présentait d'indéniables avantages par rapport au Schneider : plus long (avec une augmentation de poids initiale d'un tiers seulement), il avait des qualités de protection bien supérieures mais se révéla peu performant en tout-terrain du fait de l'important porte-à-faux de sa caisse. Son armement était plus puissant : un 75 mm de campagne placé à l'avant et tirant dans l'axe, quatre mitrailleuses, avec seulement deux hommes d'équipage en plus. Ses dimensions offraient un espace plus spacieux que le Schneider avec une meilleure visibilité.
Quatre cents exemplaires de ce modèle furent commandés.
Deux modèles ont été construits :
Le premier équipé d'un canon de 75mm TR ST Saint-Chamond possédait un toit plat muni de kiosques d'observation.
Le second protégé par un toit en pente qui devait présenter moins de prises aux grenades. Une première variante dépourvue de kiosque offrait une visibilité très médiocre au pilote qui ne disposait que de volets rabattables n'offrant aucune protection en position ouverte. Par la suite, un kiosque a été aménagé pour le pilote. Comme le Schneider, le Saint-Chamond souffrira tout au long de sa carrière d'un taux de disponibilité déplorable. S'agissant d'un engin entièrement nouveau, le nombre de pannes pouvait être compréhensible mais les difficultés de maintenance étaient aggravées par l'absence chronique de pièces détachées. En conséquence, la cannibalisation à partir des engins immobilisés est devenue la règle sans pour autant apporter de solution satisfaisante.
La technique
Le train chenillé Holt rallongé est surmonté d'un caisson blindé de forme allongée faisant saillie vers l'avant et vers l'arrière. Le moteur Panhard à quatre cylindres, à essence, actionnait une dynamo fournissant l'énergie nécessaire à deux moteurs électriques reliés aux barbotins du train de roulement. Ce dernier était constitué par trois paires de boggies suspendus par des ressorts en volute. Les chenilles étaient formées de 36 patins. Lors d'un premier engagement (mai 1917), on s'aperçut que les chenilles étaient trop étroites et que l'avant du char était trop bas et trop lourd. On décida alors de rehausser la partie avant de la caisse (ce qui améliora en outre les possibilités d'observation) et de remplacer le toit plat par un toit en pente pour provoquer la chute des grenades allemandes. Les patins de chenilles seront élargis de 326 à 500 mm. Le canon primitif fut remplacé à compter du 165e exemplaire par le 75mm modèle 1897. Quelques chars ont été convertis en chars caissons dépourvus d'armement (à raison de 2 par unité). Cette variante allégée offrait de meilleures performances en tout terrain. Un nombre plus important de conversion. L'emploi des chars caissons s'est étendu lorsque le Saint-Chamond a été déclassé comme char de première ligne.
De février 1917 à février 1918, 12 groupes de Saint-Chamond sont créés au camp de Champlieu numérotés AS 31 à AS 42. Chaque groupe était composé de trois batteries de quatre chars. Les Saint-Chamond sont engagés pour la première fois les 5 et mai 1917 lors de l'attaque du plateau de Laffaux à laquelle participent douze chars avec de bons résultats.
Le Corps Expéditionnaire Américain en France, qui avait déjà reçu des Schneider, prit également livraison de quelques véhicules Saint-Chamond.
Caractéristiques :
1 canon de 75mm approvisionné à 106 obus, 4 mitrailleuses Hotchkiss Mle 1914 de 8mm (7488 cartouches).
Longueur : 8,83 m. Largeur : 2,67 m, Hauteur : 2,365 m. Poids : 24 t. Blindage : de 17 à 11mm
Équipage : 9 hommes ; chef de char, chef de pièce, 2 canonniers, 4 mitrailleurs, mécanicien
Moteur : Panhard 4 cylindres sans soupapes de 90 CV à 1450 t/m
Autonomie : 6 à 8 heures Vitesse : 4 km/h en tout-terrain
400 exemplaires construits environ.


Les chars ne viennent pas ; les mitrailleuses et un formidable barrage se déclenchent au premier mouvement : les compagnies WARTELL et REYNAUD ne peuvent avancer.
Mais à gauche le barrage tombe en entier derrière le détachement RINGUET qui progresse lentement vers le bois de Latilly, en pointe à plus d'un kilomètre.
Le détachement est arrêté par la forte tranchée de la lisière du bois de Latilly ; quatre chars Renault, que personne ne suit, apparaissent à gauche ; le clairon LAMOUR va les inviter à venir, ils arrivent.
Prise par le bout Ouest, la tranchée se vide dès que les chars l'abordent c'est aussitôt une splendide poursuite à travers les fourrés épais et les hautes futaies, Chasseurs hurlant, fusiliers-mitrailleurs tirant en marchant ; le bois a bien un kilomètre, il est vidé en un instant.




La compagnie GOURBEYRE et les pionniers surveillent la droite de la compagnie RINGUET et s'installent face au gros bois Menuet, à 400 ou 500 mètres à droite au nord du village, bourré de mitrailleuses.
Les caporaux COURT et MARTIN vont installer leurs mitrailleuses en plein champ pour protéger le caporal BEAUFUME et le Chasseur RODET qui s'aventurent seuls vers le bois en rampant dans les blés ; ils sautent dans le bois, y sont fort mal reçus, mais ils en reviennent indemnes et ramènent deux prisonniers.
Toutes les mitrailleuses disponibles, le 37, sont bientôt là : on pointe tout ce qu'on peut sur les derrières du bois pour empêcher toute liaison et toute fuite ; en attendant qu'on puisse attaquer le bois Menuet, nos pièces envoient des milliers de cartouches sur les ennemis qui évoluent au loin, parfois en groupes considérables, devant les bataillons voisins.
Une compagnie du 70ème, le 115èmearrivent par le trou qu'a ouvert le détachement RINGUET ; la compagnie GOURBEYRE et les pionniers vont renforcer la compagnie RINGUET très en l'air dans son gros bois.
L'adjudant-chef PAOLI part faire une reconnaissance vers Latilly avec 1 seul char qui reste, les autres sont en panne ; pour donner confiance à l'équipage qui hésite, il monte sur la coupole du char avec un fusil mitrailleur et se fait escorter par le fusilier mitrailleur WARME.
On peut voir vers 11 heures trois chars Saint-Chamond que guident les Chasseurs BELLICARD et TERRY ; on s'occupe alors du bois Menuet ; le 115ème, des compagnies du 70ème, les compagnies REYNAUD et WARTELL donnent l'assaut et l'enlèvent ; plus de 100 prisonniers sont cueillis.
Le Bataillon est dépassé par le 298ème R.I pendant la nuit ; il suit la bataille par Remont-Voisin, la ferme Hallandray ; les mitrailleurs vont vérifier les résultats de leurs tirs du 20 sur les derrières du bois Menuet ; de nombreux cadavres jalonnent les pistes à travers les blés.

coincy (carte)

Le Bataillon est revenu en première ligne dans la soirée du 23 juillet à la corne Nord-Est du bois du Châtelet.
Attaque le 24, à 4 h 05, compagnie GOURBEYRE (1ère) à droite, compagnie CHAMOUX (2ème) à gauche ; les chars promis n'arrivent pas.
Le gros remblai du chemin de fer entre Brécy et Coincy est enlevé, le Chasseur LAGOUTTE entre le premier à Brécy ; le sergent-mitrailleur COCHE est à la sortie de Brécy avec ses pièces en même temps que les patrouilles et de toutes parts malgré les marmites qui arrivent bientôt, des vieillards, des fermes, des enfants sortent de toutes les maisons ; des scènes touchantes, on n'a pas le temps de s'y attarder.
A gauche, le Bataillon voisin n'a pas pu déboucher, la surveillance du trou qui s'ouvre est confiée au tenace caporal MEPAL.
La compagnie CHAMOUX est laissée face à Coincy, la compagnie RINGUET la remplace en première ligne, on commence à contourner Coincy en s'infiltrant.
La section de chars Renault arrive enfin, la compagnie CHAMOUX va attaquer Coincy avec eux ;
le sergent VALENTIN veut leur ouvrir la barrière du passage à niveau, un pétard lui enlève le bras ; de la côte 200, des canons antitanks prennent les chars à partie ; le Chasseur CAPDERESTET qui les guide reste sous les obus et les mène tous à un défilement
La compagnie RINGUET continue la progression, très lente avec des ennemis presque dans le dos à Coincy, heureusement très bombardé par notre artillerie.

coincy
coincy01





Enfin, vers 13 heures, trois chars peuvent être envoyés à la compagnie RINGUET. Une très intéressante manœuvre commence ; nos mitrailleuses, bien approvisionnées, arrosent sans arrêt le terrain en avant des chars ; les chars escaladent la pente très dure, recherche l'ennemi, des mitrailleurs de la Garde très tenaces ; nos patrouilles suivent de près, fusillent les fuyards, on avance lentement, mais à peu près sans pertes.
On approche à 16 heures de la cote 200, l'objectif de la journée : la résistance y apparaît sérieuse ; un bon marmitage est demandé, une belle concentration de 75 et de 155 arrive aussitôt.
L'assaut est donné à 17 heures
Le Chasseur SABATIER se fait tuer à 3 mètres d'une mitrailleuse.
Le sergent FOUILLOUX fonce sur une mitrailleuse, tue un allemand, prend la pièce.
Le Chasseur QUINCIEUX bourre sur un groupe, tue deux Allemands avant d'être blessé.
Le caporal FOUSSAT charge un fort groupe presque seul.
On poursuit les fuyards avec le char-mitrailleuse du brigadier BOURBEL ( BOURREL ?), le seul qui a encore assez d'essence ; le Chasseur DECOMBAZ prend une mitrailleuse ; le fusilier-mitrailleur GUIGAL, hurlant et tirant, disperse une série de groupes qui essaient de se reformer ; le Chasseur CAMPAN force des mitrailleurs à abandonner leur pièce et va se faire blesser par une autre mitrailleuse ; le Chasseur GOUGEON rassemble quelques camarades essoufflés et les mène à l'attaque d'un groupe qu'il a découvert ; le Chasseur BULAND guide le char sur deux 77 qui sont pris intacts.
La cote 200 est dépassée de plusieurs centaines de mètres, la ferme Misère est enlevée.
Des hauteurs enlevées, les Chasseurs ont l'enivrante récompense de leur ardeur ; un splendide tableau de victoire est sous leurs yeux.
En avant, sur la route de Fère-en-Tardenois, des paquets de fuyards que nos mitrailleuses font courir.
A gauche, dans la vallée de l'Ourcq, des détachements ennemis qui vont et viennent, des convois qui coulent vers l'arrière, des batteries qui tirent ; on prévient notre artillerie.
En arrière de nombreux Allemands sac au dos derrière talus et maisons ne se doutent pas qu'ils sont vus, nos mitrailleuses en tuent quelques-uns et font fuir les autres.
Encore plus loin, à 2 kilomètres derrière nous, la cote 141 où les Boches tiennent toujours.
A droite, à travers la bois, aucune liaison possible, on ne sait pas où sont nos fantassins ; nos patrouilles qui les cherchent ne trouvent que des Allemands ; elles ramènent un officier de la Garde, un feldwebel téléphoniste, un officier d'artillerie...
La poche se vide !
Le commandant interrompt le combat par l'ordre suivant :
"Le Bataillon sera probablement relevé cette nuit ; comme d'habitude, il s'arrête très en pointe, en liaison à droite et à gauche avec les Boches ; malgré la grande fatigue, il faut faire un dernier effort et veiller avec soin pour conserver le terrain conquis".
Le Bataillon va passer quarante-huit heures à Fanteuil, près de Meaux, puis il va cantonner à la Chapelle, près de Poix dans la Somme.
La troisième citation à l'ordre de l'Armée le récompense.
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