AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  CONTACTCONTACT  
Ce forum va reprendre vie à partir d'avril 2016. J'ai quelques trésors à mettre en ligne !!. les vôtres seraient aussi les bienvenus !!

Partagez | 
 

 Journées du 11 au 26 juin

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Christian CALET
*** Fondateur ***
avatar

Messages : 68
Age : 66
Localisation : I.D.F
Date d'inscription : 20/11/2008

MessageSujet: Journées du 11 au 26 juin   Jeu 8 Jan 2009 - 19:08

JOURNÉES DU 11 AU 26 JUIN


Le 11 juin 1940, le premier échelon du Bataillon comprenant une section de mitrailleuses, deux sections de la compagnie BOIS, une section de la compagnie ROCH, deux sections de la compagnie GAMBIEZ, sous les ordres du capitaine BERENGER, arrive vers 6 heures à Ormoy, par la route de Villers ; les éléments sont immédiatement mis en place pour former l'ossature dans laquelle viendra ultérieurement s'intégrer le Bataillon.
La position occupée, qui s'étend de la station d'Ormoy incluse à la corne de bois 500 mètres à l'Est du village, comprend quelques éléments du G.M.P. déjà en place, offrant une défense antichars sérieuse, A 10 heures, le reste du Bataillon arrive, venant du Parc-des-Dames, par la station d' Ormoy. Il est immédiatement mis en place.
Le Bataillon est en liaison à gauche avec le 61ème B.C.P. et à droite avec le 141ème R.I.

La situation du Bataillon est la suivante :

- 3ème Compagnie GAMBIEZ, englobant la partie Est du village d'Ormoy, et occupant le bois à l'Est d'Ormoy, jusqu'à la corne Nord de ce bois ;
- 2ème Compagnie ROCH occupant la partie Ouest du village et la station qui forme un saillant prononcé en avant de la ligne ;
- le point d'appui de la station, est occupé par la section Fournier, un groupe de mitrailleuses et un canon de 25.

La compagnie BOIS occupe les carrefours au Sud de la voie ferrée et a une section en réserve de Bataillon. La section de 25 du lieutenant FIEVET est en renfort du Bataillon dans Ormoy-Villers. Le P.C. se trouve dans le bois au Sud du château.
Dès le début de l'après-midi des éléments ennemis apparaissent vers Villers et aux lisières du bois du Petit-Bureau. Deux voitures blindées, probablement des chars moyens, viennent reconnaître la station.
Vers 16 heures, les Allemands, à l'effectif d'un bataillon, attaquent la station d’Ormoy-Villers. L'adjudant-chef FOURNIER attend qu'ils soient à bonne portée et déclenche brutalement un tir qui fait subir à l'ennemi des pertes très sérieuses et qui l'arrêtent de front. Pendant cette action d'infanterie, l'artillerie ennemie prend à partie le château d'eau au pied duquel se trouve le P.C. du capitaine ROCH, où se tiennent cet officier et le capitaine MEGER, commandant le Bataillon. Cependant, les Allemands s'infiltrent sur le flanc gauche de la section FOURNIER et atteignent le village. Au P.C. du Bataillon, le capitaine BOIS prépare l'intervention de la section réservée. Un violent bombardement d'artillerie s'abat sur

meger

le P.C. et fait plusieurs blessés.
Le capitaine MEGER rentre au P.C. La section FOURNIER tient admirablement ; on peut monter un coup de main de dégagement. Le groupe franc, sous les ordres du lieutenant GODINOT (DINOT ? H90 P.102) est chargé de l'opération, renforcé de la section Wallart (compagnie BOIS) qui occupera la voie ferrée et couvrira le flanc gauche du point d'appui de la station en assurant sa liaison avec le 61ème B.C.P. L'opération réussit parfaitement. Le groupe franc se heurte à une patrouille allemande dans le village. Le lieutenant GODINOT blesse mortellement le lieutenant qui la commande. Un caporal et un soldat sont faits prisonniers. Ils sont conduits au P.C. dans le courant de la nuit. La section Wallart occupe son objectif et assure sa liaison à droite et à gauche.
L'aspirant DELMAS s'offre spontanément à servir un canon de 25 du G.M.P.
La situation est rétablie, la nuit est calme. Cependant, vers 22 heures, un char moyen ennemi pousse jusqu'au canon de 25 de la station et mitraille les servants qui ont un tué et deux blessés, dont le chef de pièce. Le sous-lieutenant de POIX, de la compagnie GAMBIEZ, pousse une reconnaissance jusqu'à la ferme de Villers, qu'il constate fortement occupée par l'ennemi.
Au petit jour, le 12 juin, la section FOURNIER envoie au P.C. un sous-lieutenant allemand qu'elle a fait prisonnier au cours de la nuit. Le capitaine ROCH, le sergent-chef GRAVOUIL et le sergent JACQUES vont rechercher, en avant des lignes, le caporal VUILARD, de la C.A., qui a été laissé pour mort par les Allemands. Un Chasseur de la C.A., blessé dans les mêmes conditions, est rentré seul dans nos lignes. nous n'avons plus personne entre les mains de l'ennemi. Mais l'on peut compter, devant la station, plusieurs centaines de cadavres allemands. Dans la matinée, l'ennemi tente à nouveau une infiltration, par la voie ferrée. Son action est appuyée par une mitrailleuse lourde et un mortier que les observateurs situent aux abords d'une meule de paille sur la route de Villeneuve ; le lieutenant MEJASSON qui ne peut, de ses emplacements, intervenir avec ses mortiers, transporte ses pièces dans le bois en lisière de la route de Nanteuil. Son tir ajusté bloque l'infiltration ennemie, mais au moment de la sortie de batterie, il a quatre hommes sérieusement blessés par les éclats de minen qui s'acharnent sur lui.
Dans la matinée une section de la compagnie 11/2 du génie est envoyée au Bataillon. Cette section, jusqu'au repli, organise en première ligne la barricade du passage à niveau de la station d'Ormoy.

ormoy villers

Vers midi arrivent au P.C. l'officier de liaison et l'officier observateur d’Artillerie. Leur arrivée est saluée par un nouveau bombardement du P.C., mais leur action très efficace s'affirmera dans l'après-midi quand les obus rapides du 75 écraseront les Allemands dans leur nouvelle tentative d'infiltration sur la voie ferrée.
Depuis midi, en effet, l'attaque sur le 61ème B.C.P. est très violente, la section FOURNIER est à nouveau menacée de débordement. Le capitaine ROCH part immédiatement pour la dégager avec sa section de commandement. II rétablit la liaison avec la section Wallart. Le Sergent-chef BAECHTEL, de cette section, qui, avec le capitaine ROCH, cherche à repérer une mitrailleuse ennemie, est tué d'une balle en pleine tête.
L'attaque continue très violente sur le 61ème B.C.P. L'artillerie ennemie bombarde sans arrêt les bois au Sud d'Ormoy, cherchant notre artillerie.
Le capitaine ROCH contre-attaque alors avec sa section de commandement pour libérer l’adjudant-chef FOURNIER. Il établit le contact avec la section WALLART dans laquelle le sergent-chef BAECHTEL est tué d’une balle en pleine tête. A 16 heures, une nouvelle tentative d'infiltration a lieu. Le groupe franc fouille les bois qui encadrent la route de Nanteuil. L'ennemi est arrêté mais la route de Nanteuil et le passage sous la voie ferrée deviennent entièrement impraticables étant sous le feu de l'ennemi. Sans tenir compte du danger, le sous-lieutenant FORISSIER, de sa propre initiative, va mettre en place les éléments de barricade antichars au passage à niveau.
La section ROGEZ, de la compagnie BOIS, est placée en bretelle entre le P.C. et la route de Nanteuil, afin de rétablir la liaison avec le 61ème B.C.P. qui semble avoir marqué un léger repli.
Toute la journée les brancardiers font l'admiration de tous par leur dévouement et leur sang-froid. Tous les blessés et les morts sont ramenés au poste de secours.
Au soir, la situation du bataillon est intacte. Pas un pouce de terrain n'a été cédé, la couverture du flanc gauche est assurée. Le Bataillon est prêt à recevoir l'attaque avec engins blindés que le capitaine GAMBIEZ voit mettre en place en détail sur le front de son sous-quartier.
L’ennemi prend, à ce moment, le contact sur tout le front pendant qu'un bombardement intense s'abat sur notre première ligne ; le bombardement rend impraticable la route du village, la compagnie GAMBIEZ se trouve donc coupée ; en ce qui concerne les canons de 25 et les voiturettes, de la route de Nanteuil-le-Haudouin.
A 21 heures arrive au P.C. l'ordre préparatoire du repli. Les blessés et les munitions sont chargés sur les voitures. Les munitions qui ne peuvent être emportées sont enterrées.
A 22H20, arrive l'ordre de repli. Le bois, est d’une obscurité totale. Cependant, la transmission de l'ordre se fait assez rapidement, grâce à l'activité des agents de liaison. Mais la compagnie GAMBIEZ se heurte à des difficultés énormes. Le groupe DROBINSKI met deux heures à sortir de batterie un canon de 25, qui se trouve dans un taillis, épais. Par ailleurs, la route étant coupée, il lui faut passer par le bois en traversant la voie ferrée, ce qu'il ne peut réaliser qu'en dételant les canons de 25 et les voiturettes et en les faisant porter à bras.
De leur côté les voitures hippo et auto de munitions ont les plus grandes difficultés à sortir du bois, il leur faut plus d'une heure pour regagner la route de Nanteuil, à l'Ouest de laquelle les mitrailleuses allemandes tiraillent sans réponse. Le bataillon se regroupe à deux kilomètres d'Ormoy, sur la grande route et attend la compagnie GAMBIEZ. Cette attente permet de retrouver un officier blessé du 61ème B.C.P., mais la compagnie n'arrive pas. Aucun bruit ne signale son arrivée sur la route d'Ormoy II est 3 h 30, le jour va se lever, il faut partir. Le bataillon s'écoule sur les chemins pavés, suivis d'un harcèlement de l'artillerie ennemie. Le groupe franc en arrière-garde, chargé de reprendre la liaison avec la compagnie GAMBIEZ, annonce bientôt que cette compagnie, venue par les bois, suit le Bataillon à une demi-heure. Le brouillard heureusement prolonge la nuit jusque vers 7 heures ; et, lorsque après dix-sept heures de marche par Péroy-les-Gombries, Fresnoy-Saint-Soupplets, le bataillon arrive à Esbly, il n'a pas eu, comme il était à craindre, à se dégager.

Voir carte II in fine ( histo 39-40 p.19)

Le groupe THURLURE, de la compagnie ROCH a disparu dans Ormoy au moment du repli.
Avant de clore le récit des journées d'Ormoy-Villers, il convient de citer, entre bien d'autres, une anecdote qui traduise l'état moral de la troupe au cours du combat. Le 12 juin, le Chasseur ROUX, de la 2ème compagnie qui se trouve depuis vingt-quatre heures au contact de l'ennemi, est blessé et renvoyé au poste de secours du bataillon. A peine les soins terminés, ce Chasseur demande à repartir pour rejoindre ses camarades sur la ligne de feu.
A citer aussi l'acte de courage du chasseur LANCELOT du Groupe Franc qui, pour permettre de découvrir une arme automatique ennemie, s'élance sur une route découverte et y exécute des bonds sous le feu jusqu'à ce que le résultat recherché ait été atteint.
Quand au cran et à la discipline dont a fait preuve la section FOURNIER, il n'est pas besoin d'insister, le seul récit du combat en est un témoignage.

TUÉS À ORMOY-VILLERS,

 Sergent-chef BAECHTEL.
 Chasseur DESTOLIERES.
 Chasseur DUQUERROY.

BLESSÉS À ORMOY-VILLERS.

 Sergent-chef FRANCOIS.
 Sergent CORNETTE.
 Sergent ISOREZ.
 Caporal-chef VALETTE.
 Caporal-chef KERN.
 Caporal VUILARD.
 Chasseurs de 1ère classe : LEGRIX, COLLIN, VEGIER,, BAE.CHLER.
 Chasseurs ROUSSEAU, CHAMBON, TILLIER, DENIS (Edmond), THOMAS, FUGIER, GRELLIER, DUCOUR, PIERRON, GAUDRU, GARRIGUE, VIALATOU, DENIS (Serge), RASSELET, ROUX, DOUCHEZ, ORY.
13 JUIN : STATIONNEMENT A ESBLY.

Après 36 heures de combat, le 13 juin, le Bataillon arrive à Esbly vers 17 heures. Les hommes sont très fatigués. Ils ont fait, depuis le 10 juin, environ 85 kilomètres à l'Ouest d’Esbly, à 19 heures, le Bataillon reçoit l'ordre d'occuper la Marne, au Nord de laquelle des patrouilles ennemies sont signalées. Quelques obus tombaient sur Esbly.
La compagnie Bois occupe la Marne à l'Ouest d'Esbly, la compagnie GAMBIEZ à sa gauche se replie à Trilbardou au 8ème B.C.P. Quant à la compagnie ROCH elle occupe la boucle de la Marne à l'Ouest de Trilbardou, sa droite en liaison avec le 8ème B.C.P. Les travaux d'organisation sont commencés immédiatement. La compagnie GAMBIEZ est renforcée d'une section de tirailleurs algériens (sous-lieutenant RABACHE) du dépôt d'Issoudun qui s'est repliée d'Ormoy avec elle et qui lui restera rattachée jusqu'à la fin des opérations.

Demander photo à Thierry ( histo 39-40 p.20) Le bataillon entre Fontainebleau et Malesherbes le 15 juin au petit jour


14 JUIN : STATIONNEMENT À LIVERDY

A 22 heures l'ordre de repli est donné au Bataillon. En raison des difficultés de regroupement (le Bataillon a quatre kilomètres de front), le départ d'Esbly n'a lieu que vers 3 heures. Le mouvement s'exécute par Villeneuve Saint Denis - Tournan - Grez sur Liverdy où le Bataillon arrive vers midi. Le Bataillon est cantonné. Les équipages sont à couvert dans l'allée de grands arbres qui se trouve en face de la grille du château.
La mission du Bataillon est de garder les faces Nord et Est du village et de placer sur les routes des bouchons antichars.
A 18 heures le Bataillon reçoit l'ordre de se porter immédiatement à Grez (GREY ?) pour être embarqué en camions. Le convoi hippo, sous les ordres du capitaine LOESCH, est mis également en route immédiatement sur la Chapelle-la-Reine.
L'embarquement a lieu dans les bois à l'Ouest de Grez vers 19 heures. Les premières patrouilles allemandes sont à 1 500 mètres au contact du G.R.D. qui couvre l'opération.
Le convoi est dirigé sur la Chappelle-la-Reine vers 4 heures du matin.


Dernière édition par Christian CALET le Jeu 8 Jan 2009 - 19:21, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Christian CALET
*** Fondateur ***
avatar

Messages : 68
Age : 66
Localisation : I.D.F
Date d'inscription : 20/11/2008

MessageSujet: Re: Journées du 11 au 26 juin   Jeu 8 Jan 2009 - 19:10

15 JUIN : EMBARQUEMENT EN CHEMIN DE FER

Dès l'arrivée à La Chapelle, le Bataillon reçoit l'ordre d'embarquer en chemin de fer dans la gare de cette localité.

la chapelle la reine

A 5 heures, le train composé de turcs, est chargé et se met en marche sur Malesherbes, Pithiviers, Orléans.
Le 15, vers 18 heures, le train est arrêté à quelques kilomètres Des Aubrays. Des avions allemands, revenant de bombarder Orléans, lâchent quelques bombes aux abords du train sans causer d'ailleurs aucun dégât.
A minuit le train arrive en gare de la Ferté où le Bataillon débarque à partir de 2 heures.

16 JUIN : STATIONNEMENT A TIGY

De La Ferté, le Bataillon est envoyé en stationnement dans le bois de sapins, 1 500 mètres à l'Ouest de Tigy, où il se garde face au Nord. Il y arrive vers 11 heures. L'aviation ennemie est assez active et bombarde La Ferté et Tigy où s'entassent les colonnes de réfugiés. Les victimes civiles sont nombreuses (15 tués, 60 blessés à Tigy). Quelques bombes sont tombées à proximité du point de stationnement du Bataillon, sans causer de victimes.
La journée est une journée de repos à l'exception du travail nécessaire à la confection des tranchées de bombardement. La nuit est calme.

17 JUIN : OCCUPATION DE LA LOIRE

A partir de 6 heures le Bataillon est transporté au moyen de ses camionnettes et de camionnettes de la division, dans le quartier des Gauriers, à l'Ouest de Sully.


La ferme des Gauriers. (où?)

La compagnie GAMBIEZ et deux sections de mitrailleuses occupent la partie Ouest du quartier, en liaison avec le 8ème B.C.P. La ligne principale est sur la Loire. Le quartier correspond à la courbe de la Loire à l'Ouest de Sully.
La compagnie ROCH, dont l'emploi est d'abord prévu en réserve dans Gauriers, reçoit à midi l'ordre d'occuper le sous-secteur du 170ème R.I. qui n'a pas encore rejoint à l'Ouest du 8ème B.C.P. La compagnie occupe immédiatement l’emplacement fixé. Vers 15 heures elle établit sa liaison à gauche avec des éléments du G.R.D.I. 16. Le P.C. du Bataillon est à la ferme du Gauriers. Le T.C. à la ferme Pavie. La section de 25 du lieutenant FIEVET est sur la Loire en renfort de Bataillon.
Pendant la soirée du 17 les réfugiés continuent à passer sur le pont de Sully.
Le Bataillon organise ses positions. Tout le monde est enterré à la fin de la journée.
La nuit se passe dans le calme. Dans la matinée du 18 les réfugiés continuent à passer sur le pont de Sully jusqu'à 9 heures du matin. Des patrouilles envoyées par la compagnie BOIS sur la rive Nord,


signale que mélangés aux réfugiés, des officiers allemands en camions règlent la circulation au Nord de la rivière.
Vers midi, le pont de Sully saute et immédiatement un violent bombardement de gros calibre s'abat sur la localité, mettant le feu en plusieurs points. Le bombardement continue plusieurs heures et affecte la droite de la compagnie BOIS.
Des patrouilles ennemies arrivent sur la voie ferrée vers 14 heures et les fusils-mitrailleurs de la compagnie BOIS entrent en action. A 15 heures des éléments ennemis sont aperçus par la section de mitrailleuses de l'adjudant HAUTBOIS, sur la plage au Nord de l'île. Nos mitrailleuses les prennent sous le feu et ils se dispersent.
Pendant ce temps l'ennemi a installé des armes automatiques dont probablement une mitrailleuse de 20 millimètres à l'entrée Nord du pont et un mortier dans les bois à l'Ouest du pont et a ouvert le feu sur notre position. Le P.C. des Gauriers est violemment bombardé par du 105. Le Bataillon demande le tir d'arrêt prévu devant le sous-quartier BOIS. Ce tir se déclenche presque aussitôt. Un obus de 75 tombe exactement sur une barque remplie d'ennemis qui est partie de l’île et se dirige vers la rive Sud, malgré les feux de la section HAUTBOIS. Depuis ce moment toute circulation aux abords de la Loire, et même à l'intérieur du quartier, est rendue très difficile en raisons des feux d'armes automatiques que l'ennemi déclenche sur les isolés.
Le repli du Bataillon groupé a été décidé pour 20 h 45. Les premiers mouvements de repli de la compagnie BOIS amènent une vive réaction par le feu de l'adversaire. Le P.C. où arrivent les premiers éléments repliés est de nouveau pris à partie violemment par l'artillerie.
Le lieutenant ROGEZ, de la compagnie BOIS, qui se trouve en liaison avec le 141ème d'infanterie, a reçu l'ordre de repli mais il se rend compte qu'il sera impossible de dégager en plein jour le canon de 25 du lieutenant FIEVET, ainsi que les mitrailleuses du sous-lieutenant FORISSIER (ils sont en effet pris sans arrêt sous le feu des mitrailleuses et des mines) ; il décide de rester. Le lieutenant FIEVET est blessé par deux fois par des éclats alors qu'il prépare l'évacuation de la pièce de 25. Il refuse de la laisser évacuer.
Vers 19 heures le capitaine MEGER demande que le repli soit retardé, ce qui lui est accordé. Les agents de liaison se hâtent de porter le contre-ordre. L'aspirant DELMAS est déjà parti pour voir sur place la situation des éléments de droite du Bataillon et la liaison avec le 141ème R.I. Les éléments de la compagnie BOIS déjà repliés réoccupent leur position.
Le contre-ordre arrive un peu trop tard à la compagnie GAMBIEZ, qui a déjà quitté sa position. Elle la réoccupe sans être vue de l'ennemi. Un nageur allemand se hâte déjà vers le rivage Sud. A 50 mètres, cinq coups de fusil le font disparaître. L'ennemi a sûrement été trompé par la fausse manoeuvre et sera désormais moins pressé de franchir le fleuve.
Le repli est fixé pour 21 h45 (heure de départ des emplacements). Le Bataillon est regroupé sur la route de Villers et se dirige sur Pierrefitte.
Au cours de la journée, le Chasseur RACCUIA, de la compagnie BOIS, a été tué et il y a plusieurs blessés. Les agents de liaison ont eu à exécuter deux ou trois allers et retours sous le feu d'infanterie, qui les oblige à parcourir en rampant plusieurs centaines de mètres. Au poste de secours le capitaine GARITAN et le Chasseur HUSER, infirmier, ont soigné sur place les blessés sous un violent bombardement. Les pertes sont réellement minimes. Mais ce résultat n'a été obtenu que grâce à l'installation très poussée à laquelle avait procédé le Bataillon avant l'intervention de l'ennemi et au courage des agents de liaison qui ne se sont pas laissés retarder par les bombardements ni les balles.

TUÉS ET BLESSÉE DU 18 JUIN À SULLY-SUR-LOIRE.

Tué : chasseur RACCUIA.
Blessés : chasseurs VIVIEN, LERSCH ; 1ère classe : AVRIL, CROBINSKI. (DROBINSKY ?)

AU 19 JUIN : STATIONNEMENT À MALVAUX ( bois Rabot ?)

Le Bataillon passe au Nord de Pierrefitte et se rend dans le bois de Malvaux, au Sud du château où il arrive vers midi. Il bivouaque dans le bois et est au repos avec mission de défense au Nord, à l'Est et au Sud en cas d'alerte. Les deux layons d'accès vers le Nord sont gardés par un canon de 75 et un canon de 47. A 18 heures, le Bataillon est alerté, car des infiltrations ennemies se sont produites à l'Est. A 20 heures, le Bataillon reçoit l'ordre de se replier. L'itinéraire évite Pierrefitte et se dirige vers Salbris. Les Allemands sont très près. Le G.R.D. fait prisonniers deux motocyclistes au pont de Salbris avant l'arrivée des troupes. Le 8ème B.C.P. qui marche derrière le Bataillon est accroché à sa sortie des bois par les feux d'une arme automatique ennemie dont il arrive à se dégager à la faveur de la nuit. L'ennemi est signalé dans le voisinage de Celle-Saint Denis, mais le Bataillon y passe sans incident.
Le Bataillon passe le pont de Mennetou vers 10 heures et prend la route de Saint-Loup. Il reçoit aussitôt l'ordre d'embarquer en camions. Le convoi est déjà en place. L'embarquement se fait rapidement et le Bataillon est transporté à Buzançais.



20 JUIN : STATIONNEMENT À BUZANÇAIS

A 14 heures, le Bataillon débarque à Buzançais. La compagnie GAMBIEZ se place en tête de pont dans le village, le reste du Bataillon est en cantonnement, bivouaque à La Lapaudière (2 kilomètres de Buzançais). Le capitaine MEGER fait préparer le cantonnement de la demi-brigade, du 8ème B.C.P., du 61ème B.C.P. et du 22/141ème rattaché à la demi-brigade. Ces Bataillons arriveront le lendemain au petit jour.
Le 21 juin, la nuit et la journée du 21 se passent sans incident. Le Bataillon se repose et se nettoie. On apprend que le lieutenant DOMMANGE, officier d'approvisionnement, a disparu à Vierzon ; le pont, en sautant, lui a probablement coupé la retraite. (Le lieutenant DOMMANGE a rejoint le Bataillon à Rhins, le 29 Juin, après avoir traversé les lignes allemandes, habillé en civil).
Le 21 à 21 heures, arrive un ordre de mouvement. Le Bataillon doit se rendre à 3 kilomètres de Mézières pour y être embarqué en camions. Le mouvement s'exécute facilement, le repos de trente-six heures a été salutaire. Mais, seules, une section de la compagnie ROCH et deux sections de la compagnie GAMBIEZ peuvent être embarquées. Le Bataillon doit attendre un deuxième convoi.
Il s'installe au carrefour où se trouvait déjà le P.C. du G.R.D.I. 16 en se gardant par des postes et des canons de 25. Les camions d'ailleurs se font à peine attendre une heure et le Bataillon, embarqué vers 7 heures, est transporté à Adriers.

22 ET 23 JUIN : STATIONNEMENT À PRUN ET ADRIERS

Débarqué à Adriers, le Bataillon est dirigé sur Prun, où il s'établit au cantonnement dans quelques granges et hangars de ce petit village. L'après-midi et la nuit sont calmes. Malheureusement il pleut et les hommes sont mal abrités.
Dans la nuit l'ordre est donné de faire mouvement sur Ardiers, au début de la matinée du 23. Le mouvement est terminé vers 9 heures. Le Bataillon, au cantonnement, se garde par des bouchons sur les voies d'accès : compagnie BOIS sur la route de Prun ; compagnie ROCH sur la route de Montmorillon ; compagnie GAMBIEZ sur la route de Saint-Rémy. Le P.C. est à la mairie. La journée se passe sans incident.

24 JUIN : MOUVEMENT SUR RHINS

A minuit, arrive un ordre de mouvement ; le Bataillon laissant un bouchon au pont d'Adriers, sur la route de Confolens, doit se porter au carrefour des routes de Confolens et de l'Isle-Jourdain pour y être embarqué à destination de la Rochefoucauld. L'embarquement a lieu à 4 heures du matin.
Le convoi se dirige par l'Isle-Jourdain sur la Rochefoucauld, mais ne s'y arrête pas. Il continue par Montbrun sur Nontron, s'engage sur la route de Thiviers, puis la quitte pour prendre celle de Châlus. En pleine campagne, les camions s'arrêtent. Le Bataillon débarque. Après une grande halte, l'ordre arrive d'aller cantonner à Rhins, commune d'Abjat, Le mouvement est terminé à 17 heures. La soirée et la nuit se passent sans incident. Le convoi auto du Bataillon arrive dans la soirée à Savignac.
La compagnie BOIS et un groupe de mitrailleuses sous les ordres de l'adjudant-chef MARTIN, qui sont restés au bouchon d'Adriers rejoignent à minuit.
Le convoi hippo, sous les ordres du capitaine LOESCH, rejoint le Bataillon le 26, vers 18 heures. Il manque à l'appel un certain nombre de cyclistes qui sont partis du point d'embarquement en bicyclette, la place manquant dans les camions, la majeure partie rejoint les jours suivants.
Le 26 Juin, le capitaine LOESCH rejoint le Bataillon avec le convoi hippomobile.
Le 7 Juillet, le Bataillon embarque en chemin de fer à Nontron et arrive à Limoges, où il est caserné au quartier Beaupuy.

limoges beaupuy02


Dernière édition par Christian CALET le Jeu 8 Jan 2009 - 19:26, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Christian CALET
*** Fondateur ***
avatar

Messages : 68
Age : 66
Localisation : I.D.F
Date d'inscription : 20/11/2008

MessageSujet: Re: Journées du 11 au 26 juin   Jeu 8 Jan 2009 - 19:12

NOTE SUR LE DÉPLACEMENT DU CONVOI HIPPO DU
10 AU 26 JUIN 1940.

Sous les ordres du capitaine Loesch les voitures hippomobiles du T. C, du T. C. 2 et du T. R. du bataillon, ainsi que les échelons, à partir de Liverdy, ont exécuté du 10 au 26 juin les étapes suivantes :
Le 10 juin : départ de Sainte-Périne (forêt de Compiègne), à 16 heures.
Itinéraire : Gilocourt, Orrouy, Glaignes, Duvy, Ormoy-Villers, Nanteuil-le-Haudoin, Ognes.
Arrivée le 11, à 6 h. 30.

Le 11 juin : cantonnement à Ognes.
Le 12 juin : départ d'Ognes, à 21 heures.

Itinéraire : Ognes, Oissery, Saint-Soupplets, Iverny, Trilbardou, Esbly.
Arrivée : le 13, à 9 h. 30.

Le 13 juin : départ d'Esbly, à 23 h. 30.
Itinéraire : Esbly, Coupvray, Magny-le-Hongre, Serris, Villeneuve Saint-Denis, Tournan-en-Brie, Liverdy-en-Brie.
Arrivée à 7 heures, le 14 juin.

Le 14 juin : départ de Liverdy, à 15 heures.
Itinéraire : Liverdy, Guignes, Ilabutin, Maincy, Livry-sur-Seine, Chartrettes, Fontainebleau, La Chapelle-la-Reine.
Arrivée à 11 heures, le 15 juin.

Le 15 juin : départ de La Chapelle-la-Reine, à 15 heures.
Itinéraire : Hamponville, Puiseaux, Bellegarde, Châteauneuf-sur-Loire, Viglain (ferme de Villers) ;
Arrivée le 16 juin, à 20 heures.

Le 17 juin, cantonnement à la ferme de Villers.

Le 18 juin, cantonnement à la ferme de Villers ; départ à 19 heures.
Itinéraire : Viglain, Isdes, Brinon, Pierrefitte ;
Arrivée le 19 juin, à 4 heures.

Le 19 juin : départ de Pierrefitte à 22 heures.
Itinéraire : Salbris, Graçay, Vatan, Levroux, Buzançais ;
Arrivée à Buzançais (La Lapaudière) le 21 à 12 heures.

Le 21 juin : départ de Buzançais à 24 heures.
Itinéraire : Carlencon, Rosnay, Ruffec, La Belequière, Mauvienne, Saint-Hilaire, Liglet, Latrimouille, Saint-Léomier, Bourg-Archambault, Lathus, Saint-Rémy, Adriers, forêt de Plessac ;
Arrivée à 19 heures, le 23 juin

Le 24 juin : départ de la forêt de Plessac, à 6 heures.
Itinéraire : Abjac, Confolens, Manot, Lapéruse, Roumazières ;
Arrivée le 24 juin, à 20 heures.


Le 25 juin : départ de Roumazières, à 13 heures.
Itinéraire : Genouillac, Mazières, Montembœuf, Laborderie;
Arrivée le 25 juin à 20 heures.

Le 26 juin : départ de La Borderie, à 13 heures.
Itinéraire : Ecuras, Bussières-Badil, Etouard, Nontron, Rhins ;
Arrivée à 16 heures.

Pertes en hommes : néant.
Pertes en chevaux (morts ou fatigués) : 15.
Voitures abandonnées par manque d'attelage : 4.

Trajet parcouru (approximativement) : 500 kilomètres en 210 heures sur 384 heures de durée globale de l'opération.
Temps : généralement beau avec quelques orages.



OFFICIERS TUÉS OU DISPARUS

NÉANT.



OFFICIERS BLESSÉS

Noms et Prénoms Grade. Date et Lieu.
Marlier (Joseph) Chef de bataillon. Le 13 septembre 1939, à Kleinbittersdorf (Sarre)
Dommange (Jean) Lieutenant. Le 13 octobre 1939, à Saint-Arnual (Sarre)
De Poix (Jacques) Sous-lieutenant. De 14 octobre 1939, à Saint-Arnual (Sarre)





SOUS-OFFICIERS TUÉS

Noms et Prénoms Grade. Cie Date et Lieu
Baechtel (Adolphe) Sergent-chef 1re Le 12 juin 1940, à Ormoy-Villers
. .
.



SOUS-OFFICIERS DISPARUS

Noms et Prénoms Grade. Cie Date et Lieu
Guenegant (Emile) Adjudant-Chef. 3e 10 juin 1940, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Hollard (Paul) Sergent-chef. 3e 10 juin 1940, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Hodier (Eugène) Sergent. 3e 10 juin 1940, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Gillet (Jean) Sergent. 3e 10 juin 1940, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Thurlure (Constant) Sergent. 2e 12 juin 1940, à Ormoy-Villers.


SOUS-OFFICIERS BLESSÉS

Noms et Prénoms Grade Cie Date et Lieu
Leseure (Pierre) Sergent 3e Le 13 septembre 1939, à Kleinbittersdorf (Sarre).
Mong (Robert) Sergent C. A Le 5 octobre 1939, bois de Saint Arnual (Sarre)
Broussou (Charles) Sergent 1re Le 12 novembre 1939, bois de Brandenbusch (Moselle)
Lemaire (Jean) Sergent 1re Le 15 avril 1940, à Rosbruch (Moselle).
Cornette (Fernand). Sergent C. A Le 11 juin 1940, à Ormoy-Villers.
François (Simon) Sergent-chef 1re Le 12 juin 1940, à Ormoy-Villers.
Isorez (Marcel) Sergent 1re Le 12 juin 1940, à Ormoy-Villers.




CAPORAUX ET CHASSEURS TUÉS

Noms et Prénoms Grade Cie Date et Lieu
Mattern (Marcel) 2e classe C. A Le 13 septembre 1939, à Kleinbittersdorf (Sarre).
Perrin (Lucien) 2e classe C. A Le 15 octobre 1939, bois de Saint-Arnual (Sarre)
Cloutier 2e classe 3e Le 16 octobre 1939, bois de Saint-Arnual (Sarre)
Destholière (Alex.) 2e classe C. A Le 11 juin 1940, à Ormoy-Villers.
Duquerroy (Camille) 2e classe 2e Le 12 juin 1940, à Ormoy-Villers.
Raccuia (Joseph) 2e classe 1re Le 18 juin 1940. à Sully-sur-Loire.




CAPORAUX-CHEFS, CAPORAUX ET CHASSEURS DISPARUS

Noms et Prénoms Grade. Cie Date et Lieu
Thiot (René) Caporal chef 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Boudot (Pierre) Caporal 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Stiger (Benjamin) Caporal 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Collot (Jean).... 1re classe 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Stephan (Charles) 1re classe 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Baillargeaux (R.) 2e classe 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Barbe (Maurice) 2e classe 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Bayozet (Julien) 2e classe 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Bobiet (Pierre) 2e classe 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Cusset (Henri) 2e classe 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Dumas (Siméon) 2e classe 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Ifarineau (Louis) 2e classe 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Fiot (Alfred) 2e classe 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Guillen (Antoine) 2e classe 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Hervouet (Lucien) 2e classe 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Higonnet (Maurice) 2e classe 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Lallau (André) 2e classe 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Lièvre (Joseph) 2e classe 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Moutardier (Edouard) 2e classe 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Opéron (Lucien) 2e classe 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Philippe (Jean) 2e classe 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Poirault (René) 2e classe 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Quinsou (Victor) 2e classe 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Truckowski (Roger).... 2e classe 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Haffner (Paul) 2e classe 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Paulin (Hippolyte) 2e classe 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Sandy (Georges) 2e classe 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Viscogliosi (Georges)... 2e classe 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Auroux (Vincent) 2e classe 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Rousseau (Marcel) 2e classe 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Chamoux (Marcel) 2e classe 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Floch (Raymond) 2e classe 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers.
Martin (Louis) 2e classe 2e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers
Lyaouanc (Julien) 2e classe 2e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers
Peyronnet (Marcel) 1re classe 2e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers
Clairet (Emile) 2e classe 2e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers
Weigel (Charles) 2e classe 2e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers
Berquin (Maurice) 2e classe 2e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers
Neau (Albert) 2e classe 2e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers
Pitou (Yves) 2e classe 2e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers
Schutz (Amédée) 2e classe 2e Le 14 juin 1940, entre Esbly et Livcrdy.
Dunand (Camille) 2e classe 2e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers
Demasse (Charles) 2e classe CHR Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers
Fiau (Abel) 2e classe CHR Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers
Babœuf (Ulysse) 2e classe 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers
Lévi (André) 2e classe 3e Le 10 juin, entre Rethondes et Ormoy-Villers
Libeer (Maurice) Caporal. 3e Le 18 juin 1940, à Pierrefitte
Gouttefarde (Pierre) 2e classe CHR Le 20 juin 1940, aux environs de Vierzon

Pouget (Raymond) 2e classe 2e Le 23 juin 1940, entre Buzançais et Adriers
Nadreau (Louis) 2e classe 2e Le 23 juin 1940, entre Buzançais et Adriers
Méchin (Roger) 1re classe CHR Le 24 juin 1940, à Adriers
Faugeroux (Paul) 1re classe C. A Le 24 juin 1940, à Adriers
Puquerroux (Rodolphe) 2e classe C. A Le 24 juin 1940, à Adriers
Tête (Alphonse) 2e classe C. A. Le 24 juin 1940, à Adriers
Gonin (Paul) 2e classe C. A Le 24 juin 1940, à Adriers
Subtil (Roger) 2e classe 3e Le 24 juin 1940, à Adriers





. .
CAPORAUX ET CHASSEURS BLESSÉS

Noms et Prénoms Grade. Cie Date et Lieu
Bouliour (Jean) 2e classe 2° Le 12 septembre 1939 à Kleinbittersdorf (Sarre).
Lautrette Caporal 2e Le 12 septembre 1939 à Kleinbittersdorf (Sarre).
Boyer (Maurice) Caporal C. A Le 5 octobre 1939. au bois de Saint-Arnua
Pico (Jean) 2e classe 2e Le 11 octobre 1939, au bois de Saint-Arnual
Debien (Gilbert) Caporal. C. A Le 11 octobre 1939, au bois de Saint-Arnual
Farges (Fernand) 2e classe C. A De 13 octobre 1939, au bois de Saint-Arnual.
Pichard (Georges) 2e classe 2e Le 14 octobre 1939, au bois de Saint-Arnual
Saunier (Roger) 2e classe 2e Le 14 octobre 1939, au bois de Saint-Arnual
Chambonnier (Antoine). Caporal. 3 Le 14 octobre 1939, au bois de Saint-Arnual
Matter (Louis) Caporal-Chef. 3 Le 15 octobre 1939, au bois de Saint-Arnual
Rousseau (Marcel) 2e classe CHR Le 11 juin 1940. à Ormoy-Villers
Chambon (Jean) 2e classe C. A Le 11 juin 1940. à Ormoy-Villers
Tillier (Raoul) 2e classe C. A Le 11 juin 1940. à Ormoy-Villers
Wuidar (Albert) Caporal C. A Le 11 juin 1940. à Ormoy-Villers
Denis (Edmond) 2e classe 3e Le 11 juin 1940. à Ormoy-Villers
Legrix (Gustave) 1e classe 2e Le 12 juin 1940, à Ormoy-Villers.
Rabate (Marcel) 2e classe 2e Le 12 juin 1940, à Ormoy-Villers.
Thomas (Georges) 2e classe. 2e Le 12 juin 1940, à Ormoy-Villers.
Fugier (Arthur) 2e classe 2e Le 12 juin 1940, à Ormoy-Villers.
Valette (Raymond) Caporal-chef. 1re Le 12 juin 1940, à Ormoy-Villers.
Baechler (Lucien) 1re classe 1re Le 12 juin 1940, à Ormoy-Villers.
Grellier (Jean) 2e classe 1re Le 12 juin 1940, à Ormoy-Villers.
Dncoin (Jean) 2e classe 1re Le 12 juin 1940, à Ormoy-Villers.
Pierron (Gilbert) 2e classe 1re Le 12 juin 1940, à Ormoy-Villers.
Gaudru (André) 2e classe 1re Le 12 juin 1940, à Ormoy-Villers.
Collin (Raymond) 1re classe 1re Le 12 juin 1940, à Ormoy-Villers.
Garigue (Jean) 2e classe 1re Le 12 juin 1940, à Ormoy-Villers.
Vialatout (René) 2e classe 1re Le 12 juin 1940, à Ormoy-Villers.
Denis (Georges) 2e classe 1re Le 12 juin 1940, à Ormoy-Villers.
Rasselet (Georges 2e classe C. A Le 12 juin 1940, à Ormoy-Villers.
Roux (Christian) 2e classe C. A Le 12 juin 1940, à Ormoy-Villers.
Douchez (Louis) 2e classe C. A Le 12 juin 1940, à Ormoy-Villers.
Vegier (Henri) 2e classe C. A. Le 12 juin 1940, à Ormoy-Villers.
Ory (Marceau) 2e classe C. A Le 12 juin 1940, à Ormoy-Villers.
Vivien (Jean) Caporal. 1re Le 18 juin 1940, à Sully-sur-Loire.
Avril (Marc) 2° classe 1re Le 18 juin 1940, à Sully-sur-Loire.
Lersch (Emile) 2e classe C A Le 18 juin 1940, à Sully-sur-Loire.
Drobinski (Marian) lre classe 3e Le 18 juin 1940, à Sully-sur-Loire.
.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Christian CALET
*** Fondateur ***
avatar

Messages : 68
Age : 66
Localisation : I.D.F
Date d'inscription : 20/11/2008

MessageSujet: Re: Journées du 11 au 26 juin   Jeu 8 Jan 2009 - 19:13

11ème D.I

ORDRE N° 210 C.


Le Général commandant en chef, Ministre Secrétaire d'Etat à la Défense nationale, cite :


A L'ORDRE DE L'ARMÉE.


11e division d'infanterie.

Sous le commandement du général Arlabosse, la 11e division d'infanterie, chargée de défendre l'Aisne en amont de Compiègne, a résisté victorieusement, du 7 au 9 juin, aux tentatives ennemies de franchissement de la rivière. Ne s'est repliée que sur ordre du Commandement, et en raison de la progression de l'ennemi dans un secteur voisin.

A ramené en ordre tous ses éléments, réagissant par des contre-attaques à l'étreinte ennemie. Elle a notamment, le 11 juin, repris brillamment le village de Rosières et les bois environnants où l'ennemi avait réussi à s'infiltrer.

Jusqu'à la fin des hostilités elle a conservé un moral magnifique, une activité et une tenue dignes de son glorieux passé.


Le 2 septembre 1940.

Weygand.





ORDRE DU JOUR DU GÉNÉRAL FRÈRE
Commandant la VIIe armée.
Officiers, sous-officiers, soldats,
La guerre se termine sans que la VIIe armée ait été battue.

Attaqués sur la Somme et sur l'Ailette par un ennemi disposant d'une supériorité écrasante en aviation et en engins blindés, vous n'avez pas cédé.
Ces durs combats ont été suivis de la douloureuse épreuve de la retraite. L'avance de l'ennemi sur nos deux flancs nous menaçant d'encerclement, il a fallu, pour échapper à son étreinte, opérer un repli de plus de 400 kilomètres. Je connais les efforts surhumains que vous avez dû fournir. Si je vous les ai demandés, c'est pour éviter la honte et les misères d'une capitulation en rase campagne.
Vous connaissez les causes de nos échecs. Le maréchal Pétain, le glorieux vainqueur de 1918, vous les a indiquées.
Soldats de la VIIe armée, vous représentez une force contre laquelle l'ennemi s'est brisé et qu'il n'a pu dissocier. Il faut que les vôtres le sachent, quand vous rentrerez dans vos foyers.
Maintenant, refaites vos forces et demeurez, comme dans la bataille et dans la retraite, groupés autour de vos chefs. C'est aujourd'hui, plus nécessaire que jamais.

Soldats de la VIIe armée, conservez le cœur fier et la tête haute :
Vous n'avez pas connu la défaite.

Q. G. A., 24 juin 1940 (23 h.).
Le Général FRERE,
Commandant la VIIe armée.

11° DI 3

ORDRE GÉNÉRAL.
Officiers, sous-officiers et soldats de la 11e division,
La France vaincue dépose aujourd'hui les armes. La Division de Fer peut garder le front haut. Les siennes ont été, jusqu'au bout, portées avec honneur et n'auront pas été rendues à l'ennemi.

Dans le désastre qui atteint la Patrie et devant lequel nos cœurs se serrent d'angoisse et de rage, chacun de nous doit réfléchir et puiser des leçons pour l'avenir. Sur le front, nous avons, çà et là, les uns ou les autres, assisté à des défaillances. A l'arrière, nous avons vu trop de gens se désintéresser de la lutte, comme si la guerre actuelle pouvait comporter des non-combattants. Trop de Français avaient oublié que « vaincre ou mourir » était la devise des ancêtres et les fils des poilus de Verdun n'ont pas toujours été dignes des pères. C'est à tout cela qu'il faudra songer demain pour élever nos fils.

Mais nous avons le droit d'être fiers de notre Division. En septembre 3939, dans l'offensive qui nous a portés au nord de la Blies ; au printemps 1940, dans la défensive qui nous a été 'imposée sur le front de la Sarre ; au mois de juin, au cours des 400 kilomètres de retraite des rives de l'Aisne à celles de la Creuse, nos fantassins, au prix des plus dures fatigues, ont courageusement et stoïquement fait leur devoir. Jamais l'infanterie de la 11e Division n'a abandonné une position sans en avoir reçu l'ordre, et le 12 mai, devant Forbach, nous avons pu voir ses avant-postes se sacrifier jusqu'à la mort sous le plus violent bombardement, parce qu'ils avaient l'ordre de tenir.

Notre groupe de reconnaissance a fait honneur à la cavalerie française. Toujours sur la brèche, restant le dernier au contact de l'ennemi pour couvrir la division, poussant son exploration avec ardeur et initiative, allant toujours au delà de sa mission, ne ménageant ni sa peine, ni son sang. Nous l'avons vu tenir à Rossbriick sous le canon ennemi et se sacrifier en forêt de Retz au profit d'une division voisine, la 87e, dont le flanc était menacé.

Notre artillerie est restée magnifique jusqu'au bout et se retrouve au complet avec ses canons et ses munitions. Partout où elle a été engagée, en particulier au cours de la manœuvre en retraite sur l'Aisne, la rapidité de son intervention, l'audace des batteries avancées, la précision et l'abondance de ses tirs lui ont valu l'admiration et la confiance totale de l'infanterie.

Le génie, employé sans répit et souvent isolé, des chantiers de la ligne Maginot aux points d'appui de l'Aisne, et qui a réussi à faire sauter 2.1 ponts devant l'ennemi, a toujours courageusement fait son devoir.

Et tous nos services, dont le rôle devenait de plus en plus difficile au cours de la retraite, ont su rivaliser de zèle et d'ardeur pour servir la Division.

Nous avons pratiqué dans toute la mesure de nos forces le grand devoir de la solidarité au combat en contre-attaquant le 9 juin devant Croutoy pour sauver le 170e menacé d'encerclement, et le 11 juin à Rosières pour dégager les éléments de l'armée de Paris. Le 21 juin, tous nos corps et services ont unanimement donné la mesure de leur camaraderie en portant tous leurs moyens de transport au service du 26e menacé d'encerclement au sud de Graçay.
A l'heure où sonne l'armistice, notre Division est intacte. Elle a ramené avec ordre et discipline, dans les rangs de la VII0 armée, où elle a été heureuse de se retrouver sous les ordres de son ancien chef, le général Frère, presque tous ses effectifs, son matériel, ses munitions. Je ne crois pas qu'il y ait une autre division qui puisse en dire autant.
Voilà pour le passé. Vous avez le droit d'en être fiers. Demain, sans doute, nous serons séparés, démobilisés, rendus à la vie civile, chargés d'angoisse et d'incertitude sur le sort de la France. Rappelez-vous que l'Histoire nous apprend que les grands empires se désagrègent et que l'Europe a toujours eu besoin de la France.
Soldats de la Division de Fer, qui resterez ma fierté, prenez aujourd'hui pour la dernière fois le mot d'ordre de votre général : Travailler. Ne jamais désespérer de la vie. Garder confiance dans la France.

P. 0. Le 25 juin 1940.
Le général ABXABOSSE,
Commandant de la 11° Division d'infanterie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Journées du 11 au 26 juin   

Revenir en haut Aller en bas
 
Journées du 11 au 26 juin
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Récit] Journée de l'Environnement et bio-diversité à Disneyland Paris (le 5 juin 2013)
» RALLYE MOTO Pôle Mécanique Alès 14 juin 2009
» Journée à Disney le 21 juin 2012 " Moment magique, moment à oublier..."
» 3ème journée P&C : 21 juin, fête de la musique
» [FR] Petite journée pokémon - samedi 9 juin 2012

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'HISTORIQUE DU 30ème BATAILLON DE CHASSEURS :: QUATRIEME CHAPITRE :: JOURNÉES DU 11 AU 26 JUIN-
Sauter vers: