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 CAMPAGNE DE TUNISIE 2 Mai 1881-13 Novembre 1882

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Thierry GUYON
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MessageSujet: CAMPAGNE DE TUNISIE 2 Mai 1881-13 Novembre 1882   Sam 22 Nov 2008 - 1:03

CAMPAGNE DE TUNISIE I
1881


- Le 13 avril 1881, le Commandant LEGER reçoit l'ordre de faire ses préparatifs en vue du départ des compagnies actives pour l'Algérie.

X


- Le 25 avril, à 11 heures et demie du soir, le bataillon quitte CLERMONT-FERRAND, pour se rendre à TOULON par voie ferrée.
Effectif au départ :
- 14 officiers
- 463 hommes
- 3 chevaux.

- Arrivé à TOULON, le 27 avril, à 4 heures du matin, le bataillon est caserné au fort Malbousquet.




L'embarquement s'effectue le 28 avril, à 5 heures du soir, sur le transport militaire « La Dryade ».
La Dryade lève l'ancre le 23 avril à 1 heure de l'après-midi et fait voile pour une destination qui ne doit être connue qu'en pleine mer.
Cette destination indiquée dans un pli cacheté remis au général MAURAND embarqué sur La Dryade est BIZERTE, point situé au Sud du Cap Blanc sur la côte de TUNISIE.
Le bataillon fait partie de la colonne expéditionnaire du général BREART, 4ème brigade de renfort commandée par le général MAURAND.

Le général BREART http://www.military-photos.com/breart.htm


- La Dryade arrive le 2 mai à 11 heures du matin dans le mouillage de BIZERTE.



Le pavillon français flotte sur tous les forts de place qui a été occupée la veille sans coup férir par les compagnies de débarquement des navires cuirassés : La GALISSONNIERE, L’ALMA, LA SURVEILLANTE et LA REINE BLANCHE.

X

La GALISSONNIERE.......................................................................L’ALMA


LA SURVEILLANTE.......................................................................LA REINE BLANCHE


- Le débarquement du Bataillon commencé à 4 heures du matin le 3 mai est terminé à 9 heures ; il s'effectue au moyen de canots remorqués par des chaloupes à vapeur.
Le Bataillon formant provisoirement la réserve générale de la brigade, bivouaque dans la ville de BIZERTE, sur les emplacements suivants :
- 1ère Compagnie : à la porte de Mateur.
- 2ème Compagnie : 1er peloton sur la place du consulat français, où s'établit le quartier général de la brigade ; le 2ème peloton, dans la cour du Khalifat, près du bureau de télégraphie : cette compagnie forme la réserve du bataillon.
- 3èmeCompagnie : à la porte de Tunis.
- 4ème Compagnie : à la Casbah.

- Le 4 mai, à 1 heure de l'après-midi, le bataillon suivi d'un bataillon du 20ème Régiment d'Infanterie, est envoyé en reconnaissance à l'ouest de BIZERTE, il forme l'avant-garde de la colonne et se dirige par la route de MATEUR, jusqu'à 4 kilomètres de la ville, en longeant le bois occidental du lac de Bizerte



Il change ensuite de direction face au Nord, coupe la route du bordj Chellouf, rentre dans la place à 4 heures du soir, par la porte de l'Ouest et reprend ses emplacements.
- Le 6 mai, le bataillon est désigné pour faire partie, sous les ordres du Général BREART, d'une colonne composée des corps ci-après :

- 30ème Bataillon de Chasseurs,
- 38ème Régiment d'Infanterie,
- 1erRégiment de hussards,
- 10ème Batterie montée du 9ème d’Artillerie,
- une batterie de montagne,
- un détachement télégraphique,
- un détachement du convoi administratif.

Le départ s'effectue à 2 heures de l'après-midi. Le bataillon précédé d'un escadron et demi du 1er hussards forme l'avant-garde. La colonne suit la route de Bizerte à Tunis. Après une marche très pénible de 20 kilomètres, la tête de colonne s'arrête à minuit et demi dans la plaine inculte et marécageuse de Bahirt-Gourmata d'une étendue de 10 kilomètres et bivouaque en carré.
L'arrière-garde ne rejoint la colonne que le 9 mai dans l'après-midi.
La colonne se remet en marche le 9 mai à 11 heures du matin, pour se porter sur Fondouk distante de 12 kilomètres. Le bataillon prend rang dans le gros de la colonne en arrière de la batterie montée.
La 2ème Compagnie forme l'arrière-garde et marche après le convoi. Le bataillon arrive à Fondouk à 2 heures. Le camp est établi sur la rive droite de la Medjerdah
- Le 10 mai, la colonne part de Fondouk à 5 heures du matin pour se rendre à Djèdeïda, (distance 24 kilomètres) où elle arrive à 1 heure de l'après-midi.
Le bataillon campe sur une place plantée d'oliviers, près de la gare, à l'angle de la route de Tébourda et de celle de Mateur.
- Le 11 mai : séjour à Djédeïda
- Le 12 mai, la colonne, à laquelle s'est joint le 92ème Régiment d'Infanterie, se met en marche à 6 heures du matin, pour se porter sur la Manouba, (distance 18 kilomètres)
Le bataillon arrive à la Manouba à 11 heures et demie du matin et campe dans les jardins du Palais de Hérédine où est placé le quartier général du corps expéditionnaire.
A 3 heures et demie, le commandant du 30ème Bataillon de Chasseurs et les autres chefs de corps de la colonne expéditionnaire, se joignent à l'Etat-Major du Général commandant Supérieur.
Le Général BREART, se rend alors à Kassar-Saïd, où il doit rendre visite au bey MOHAMED-ES-SADOK.





Le cortège est escorté par un escadron de hussards et les trompettes sonnent la marche en approchant de Kassar-Saïd, la garde du palais prend les armes et rend les honneurs.

X
Arrivée du général Bréart à La Manouba


Le général Jules Aimé Bréart, a en main le texte du traité de protectorat qui lui a été câblé la veille par le gouvernement français et le 12 mai à 13h00, le général Bréart, le consul général Théodore Roustan et le général Pierre Léon Maurand, accompagnés d'un escadron d'escorte, s'annoncent au bey de Tunis, pour une communication urgente.

Le Général, après les présentations d'usage, propose au Bey un projet de convention, qui place la TUNISIE, sous le protectorat de la FRANCE (1) et lui fait prendre connaissance des clauses du traité. Sadok Bey, surpris et affolé, demande quelques heures pour réfléchir et réunit aussitôt son cabinet. Certains membres du conseil insistent pour que le bey s'échappe
vers Kairouan pour y organiser la résistance

(1)
Citation :

Le traitédu Bardo (معاهدة باردو),appelé aussi traité de Kassar Saïd, est un traité signé entre le bey de Tunis et le gouvernement français le 12 mai 1881.Il instaure le protectorat de la France sur la Tunisie. Le bey est alors contraint de confier tous ses pouvoirs dans les domaines des affaires étrangères, de la défense du territoire et de la réforme de l'administration au résident général de France Signature au palais de Ksar Saïd du traité
du Bardo entre le général Bréart et le bey de Tunis, Sadok Bey, instaurant le protectorat français en Tunisie. Il est ratifié à la chambre malgré Clemenceau et grâce à Jules Ferry. Le bey est maintenu dans ses fonctions mais doit accepter la nomination à ses côtés d'un résident général.


Le général lui accorde un délai de 5 heures et le prévient qu'il ne quittera pas le palais avant d'avoir une réponse.
Le Bataillon a été consigné au camp et a reçu l'ordre de se tenir prêt à prendre les armes : il doit au premier ordre marcher sur le Bardo et envelopper le palais de Kassar-Saïd.
A 18 heures, Sadok Bey se décide finalement à accepter le protectorat français, et le traité est signé par les 2 parties.

Citation :
Texte du traité du Bardo de 1881

Le Gouvernement de la République française et celui de Son Altesse le Bey de Tunis, voulant empêcher à jamais le renouvèlement des désordres qui se sont produits récemment sur les frontières des deux États et sur le littoral de la Tunisie, et désireux de resserrer leurs anciennes relations d'amitié et de bon voisinage, ont résolu de conclure une convention à cette fin dans l'intérêt des deux hautes parties contractantes.

En conséquence, le Président de la République française a nommé pour son Plénipotentiaire M. le Général Bréart qui est tombe d'accord avec Son Altesse le Bey sur les stipulations suivantes :

Article Premier
Les traités de paix, d'amitié et de commerce, et toutes autres conventions existant actuellement entre la République française et Son Altesse le Bey de Tunis sont expressément confirmés et renouvelés.

Article 2
En vue de faciliter au Gouvernement de la République française l'accomplissement des mesures qu'il doit prendre pour atteindre le but que se proposent les hautes parties contractantes; Son Altesse le Bey de Tunis consent à ce que l'autorité militaire française fasse occuper les points qu'elle jugera nécessaires pour assurer le rétablissement de l'ordre et la sécurité des frontières et du littoral.
Cette occupation cessera lorsque les autorités militaires françaises et tunisiennes auront reconnu, d'un commun accord, que l'administration locale est en état de garantir le maintien de l'ordre.

Article 3
Le Gouvernement de la République française prend engagement de prêter un constant appui à Son Altesse le Bey de Tunis, contre tout danger qui menacerait la personne ou la dynastie de Son Altesse ou qui compromettrait la tranquillité de ses États.

Article 4
Le Gouvernement de la République française se porte garant de l'exécution des traités actuellement existants entre le gouvernement de la Régence et les puissances européennes.

Article 5
Le Gouvernement de la République française sera représente auprès de Son Altesse le Bey de Tunis par un ministre résident qui veillera à l'exécution du présent acte, et qui sera l'intermédiaire des rapports du Gouvernement français avec les autorités tunisiennes pour toutes les affaires communes aux deux pays.

Article 6
Les agents diplomatiques et consulaires de la France en pays étrangers seront chargés de la protection des intérêts tunisiens et des nationaux de la Régence.
En retour, Son Altesse le Bey s'engage à ne conclure aucun acte ayant un caractère international sans en avoir donné connaissance au Gouvernement de la République française et sans s'être entendu préalablement avec lui.

Article 7
Le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de Son Altesse le Bey de Tunis se réservent de fixer d'un commun accord les bases d'une organisation financière de la Régence qui soit de nature à assurer le service de la dette publique et à garantir les droits des créanciers de la Tunisie.

Article 8
Une contribution de guerre sera imposée aux tribus insoumises de la frontière et du littoral. Une convention ultérieure en déterminera le chiffre et le mode de recouvrement, dont le Gouvernement de Son Altesse le Bey se porte responsable.

Article 9
Afin de protéger contre la contrebande des armes et des munitions de guerre les possessions algériennes de la République française, le Gouvernement de Son Altesse le Bey de Tunis s'engage à prohiber toute introduction d'armes ou de munitions de guerre par l'ile de Djerba, le port de Gabés ou les autres ports du sud de la Tunisie.

Article 10
Le présent traité sera soumis à la ratification du Gouvernement de la République française, et l'instrument de Ratification sera remis à Son Altesse le Bey; de Tunis dans le plus bref délai possible.

Ksar Saïd, le 12 Mai 1881

(Signé) Mohamed Es sadok Bey - Général Bréart


X
Mohamed Es Sadok


Cependant, le bey prie le général Bréart de ne pas faire entrer ses troupes dans Tunis de peur des troubles qui pourraient s'en suivre, la ville étant sous le coup d'une profonde émotion par rapport aux événements qui viennent de se produire. Le général Bréart fait part de ce désir au gouvernement français qui donne l'ordre de ne pas occuper la ville immédiatement. (toutefois, voir la journée du 15 mai).

A six heures et demie, le, cortège retourne au camp avec le même cérémonial.

- Le 13 mai, : séjour à la Manouba.
- Le 14 mai, les 3 premières compagnies sont commandées pour faire partie d'une colonne chargée de faire une reconnaissance vers le Sud de Zaghouan, sous le Commandement du colonel du 3ème Régiment d'Infanterie.




Le départ a lieu à 7 heures du matin ; le bataillon précédé de 2 pelotons du 1er hussards forme l'avant-garde.
A 9 kilomètres, la colonne s'arrête et l'avant-garde se forme en halte gardée.
La cavalerie pousse en avant jusqu'à l'oued Méliana.
A 20 heures, la colonne se remet en marche pour rentrer au bivouac où elle arrive à midi.
- Le 15 mai, le Ministre de France, M. ROUSTAN, reçoit à l'hôtel du consulat à Tunis, tous les chefs de corps de la colonne expéditionnaire.

X
Ministre de France, M. ROUSTAN



A 4 heures du soir, revue passée par le Général BREART, en présence du Ministre de France.
- Le 14 mai, une colonne comprenant :

- le 30ème Bataillon de Chasseurs,
- 2 escadrons du 1er hussards,
- 4 sections de montagne,
- 1 bataillon du 38ème de ligne,
- 1 section télégraphique,

ainsi que les services accessoires, quitte le camp de la Manouba à 9 heures du matin, sous le commandement du Général MAURAND, pour se rendre à Djédeïda, où elle arrive à midi et demi, après une étape fatigante par suite d'une chaleur accablante de 50 degrés qui occasionne quelques cas d'insolation. Dans l'après-midi, la colonne essuie un violent orage accompagné de grêlons d'une grosseur extraordinaire.
Le Bataillon campe sur la rive gauche de la Medjerda ; la 4ème compagnie est de grande garde sur la route de Mateur à un kilomètre au nord du chemin de fer.
- Le 17 mai , marche de 23 kilomètres pour se rendre de Djédeîda à Aïn-glahel, près du bordj Roumel à Mateur. Départ à 4 heures et demie, arrivée à 11 heures et demie.


Dernière édition par Thierry GUYON le Sam 7 Nov 2009 - 23:17, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: CAMPAGNE DE TUNISIE 2 Mai 1881-13 Novembre 1882   Sam 22 Nov 2008 - 1:15

CAMPAGNE DE TUNISIE II

Le 18 mai, du bordj Roumel à Mateur. Départ à 5 heures et demie.
Ordre de marche :
- 3 pelotons du 1er hussards (1 escadron).
600 mètres
- 1 compagnie du 30ème Bataillon de Chasseurs (2ème Compagnie).
300 mètres
- 2 compagnies du 30ème Bataillon de Chasseurs ( 1ère et 4ème).
50 mètres
- La batterie de montagne (10ème du 13ème Régiment).
50 mètres
- 1 compagnie du 30ème Bataillon de Chasseurs (3ème Compagnie).
600 mètres
- 3 compagnies du 38ème de ligne (3ème Bataillon).
- Convoi (ambulance, télégraphe, subsistances, bagages)
- 1 Compagnie du 38e de ligne
- 4 cavaliers

Le reste du demi-peloton de hussards est fractionné entre l'escorte du général et le convoi. En cas de combat ou de retard imprévu, les 2 compagnies de tête du 38ème ne devaient pas laisser s'augmenter la distance entre elles et le gros ; elles devaient se relier avec le reste de la colonne, le convoi restant toujours encadré par 2 compagnies.
Itinéraire : En quittant Bordj ROUMEL, la route suit la vallée en laissant à droite sur le versant de la montagne, le douar et le petit bordj de Aïn-Ghahel à droite sur la colline, les marabouts Sidi-Bessaad. La largeur de la vallée est de 2 kilomètres environ ; le terrain est cultivé des deux côtés de la route.



A 6 kilomètres, la route franchit l'oued Chaïr, rivière fortement encaissée de 6 mètres de large et de 25 centimètres de profondeur. Le gué est difficile ; les hommes peuvent traverser l'oued un peu à gauche du gué sur un fond sablonneux, avec de l'eau jusqu'à la cheville.
Au-delà de l'oued Chaïr, le terrain présente la forme d'un vaste cirque formé par le Djebel Meletta et le Djebel Sakkah.
Du sommet de la croupe où s'élève le bordj Sidi-Achtir, la vue s'étend sur une plaine immense au milieu de laquelle s'étend le lac de Mateur, sur le versant méridional d'une colline isolée. En avant l'horizon est limité par le Djebel Ischlül au pied duquel s'étend le lac Garâat-Leckeul. Sur la gauche et au loin, une région montagneuse habitée par des tribus désignées sous le nom générique de Mogods ; plus à gauche le Djebel Mélita et le Djebel Tehent.
L'oued Joumin, au cours sinueux et rapide traverse cette plaine du Sud au Nord en laissant la ville à l'ouest.
Mateur est une ville importante par le commerce qu'elle fait avec les tribus environnantes qui viennent y chercher les objets manufacturés dont elles ont besoin et y vendre le superflu de leurs objets. Elle est bâtie sur la rive gauche de l'oued Joumin, qui se jette un peu plus au Nord dans un lac de forme ellipsoïde, le lac Leckeul, qui s’étend de l'Ouest à l'Est sur une étendue de 12 à 15 kilomètres.
La rivière est fortement encaissée ; c'est un fossé profond qui, en hiver n'est guéable que sur quelques points. II existe deux gués au-dessous de la ville près de laquelle se trouve également un beau pont en pierres.
Mateur est limitée au Nord-est par une hauteur à flancs escarpés couronnée par les ruines d’un bordj de forme étoilée. Par sa position rapprochée et entièrement dominante, cette hauteur peut être considérée comme la clé de la position.
Le 18 mai, la marche de la colonne MAURAND devait donner lieu à un combat avec les arabes.
Non seulement les habitants de Mateur, mais ceux de la plaine et de la montagne, ainsi que tous les mécontents du pays, s'étaient donnés rendez-vous dans cette ville, et avaient résolu dans des conciliabules tenus les jours précédents, de se porter au-devant des Français et de les combattre.
Le théâtre des opérations comprend deux zones de terrain séparées par une crête du Djebel Dakouma à croupes allongées, la plaine et le versant de la rive gauche de l'oued Chaïr, la plaine et les hauteurs de la rive droite de l'oued Joumin.
Le combat présente quatre phases bien distinctes : la première terminée par l'occupation de la crête du Djebel Dakouma par la colonne de La Manouba, la deuxième remplie par le combat de la colonne de Bizerte, la troisième par la marche de la colonne de La Manouba au secours de celle de Bizerte, pendant le combat livré par celle-ci, la quatrième enfin, terminée par la prise de Mateur après la jonction de deux colonnes.
La colonne traverse sans incident le plateau de Bordj Roumel ; le terrain ferme et uni rend la marche aisée, en même temps que l’éloignement des hauteurs facilite la surveillance. La colonne s’engage dans les mêmes conditions sur les pentes occidentales de l'oued Chaïr. A mesure que l'on se rapproche de la rivière, les montagnes viennent, en convergeant vers l'Ouest, rétrécir la plaine.
7 heures : la 2ème compagnie qui forme la tête d'avant-garde atteint l’oued Chaïr, dont l'eau bourbeuse coule entre deux rives escarpées et sablonneuses. La rivière est franchie homme par homme un peu en avant du gué que traversent les chevaux et les voitures.
La 2ème section de la 1ère compagnie suit la crête de la rive droite et s’établit en flanc-garde un peu en avant de ce mauvais pas.
A peine la 2ème compagnie suivie de très près par la 1ère compagnie était-elle rassemblée sur la rive gauche que des coups de feu se font entendre. La cavalerie engage l'action avec les arabes qui fondent sur nous en poussant leur cri de guerre, par un combat de tirailleurs.
Le Bataillon prend aussitôt la formation de combat et se déploie en tirailleurs ; la 1ère compagnie à sa droite et la 4ème à sa gauche se forment en colonne de compagnie et en échelons débordant, prêtes à se porter en ligne et au besoin à protéger les ailes. La 3ème compagnie reste provisoirement en soutien de l'artillerie.
Le pays qui s'étend vers l'Ouest est constitué par une série de contre-forts descendant du massif montagneux, ligne de séparation des eaux de l'oued Chaïr et de l'oued Joumin, leurs crêtes peu élevées mais brisées dans tous les sens, surtout aux abords du cours d'eau déterminent un grand nombre de petits ravins difficiles à surveiller.
L'ennemi surgit de toutes parts formant une ligne de bataille très étendue marquée par de petits paquets de cavaliers et de fantassins. Les premiers coups de feu sont tirés à petite distance, mais les Arabes refoulés par la puissance de notre armement se replient bientôt et se montrent plus prudents dans la suite du combat.


Le général ayant donné comme objectif à atteindre le point culminant de la partie Sud-Ouest du Djebel Dakouma, marqué par un bordj, la 2ème compagnie se dirige en combattant sur ce point par lequel doit passer la colonne pour rallier, au-delà du massif montagneux, l'autre colonne venant de Bizerte.

Cette colonne est composée ainsi qu'il suit :
- un bataillon du 20ème de ligne,
- 2 escadrons et demi du 9ème Régiment de Chasseurs,
- 1 compagnie du Génie,
- et un convoi de ravitaillement important.


Les 1ère et 4ème compagnies entrent bientôt en ligne et prolongent de chaque côté la ligne de combat. La 3ème compagnie, laissant l'artillerie se mettre en batterie en arrière de la ligne de tirailleurs, se porte sur le flanc droit et couvre le bataillon de ce côté en formant un échelon débordant.
Pendant ce temps, l'Artillerie d’abord à la gauche de la ligne, fouille l'encaissement de l'oued Chaïr et bat le plateau en avant de la cavalerie où quelques chefs Arabes caracolent à moins de 100 mètres de la ligne.
L'Artillerie s'avance ensuite vers la droite afin de tirer à bonne portée sur les pentes et les douars où se trouve la gauche de l'ennemi, tandis qu'une partie des hussards et une compagnie du 38ème de ligne, venue en toute hâte, couvrent sur la droite la marche convergente sur le bordj.
A 9 heures, le 30ème Bataillon prend pied sur la crête en poussant au loin l'ennemi qui fuit à travers la plaine de Mateur.


Le bataillon laissant ses éclaireurs en position le long de la crête , se rassemble en arrière en colonnes de compagnie et prend une demi-heure de repos pour donner au convoi le temps de serrer.



La colonne se remet en marche à 9 heures et demie et descend dans la plaine de Mateur, mais au lieu de se diriger directement sur cette ville elle prend comme direction générale le lac Leckheul qui longe la route de Bizerte par laquelle doit arriver la colonne annoncée.
La formation de marche de la colonne est la suivante :
La 1ère compagnie en formation de combat (2 sections en tête, 2 en soutien), s'avance à petite distance en arrière de la cavalerie, appuyée sur son flanc droit par la 4ème compagnie et sur son flanc gauche par la 3ème compagnie qui suivent le mouvement en colonnes de compagnie. La 2ème compagnie est envoyée en flanc-garde sur un contrefort du Djebel Netella, où elle est accueillie par quelques coups de feu.
La colonne se dirige ainsi vers le Nord formant une sorte de carré long où l'artillerie et le convoi sont encadrés par l'infanterie prête à faire face de tous les côtés. Vers 10 heures on commence à percevoir les coups de feu de la colonne de Bizerte engagée au Nord-Est de Mateur contre des forces considérables qui la harcèlent de toutes parts.
Vers dix heures et demie on l'aperçoit débouchant dans la plaine par la route qui longe le bord oriental du lac Leckheul.
Le bataillon se dirige sur la tête de la colonne de Bizerte et bientôt la jonction des deux colonnes est assurée et le contact pris avec la compagnie du Génie qui forme la gauche de la ligne de combat de la colonne de Bizerte.
L'ennemi pris entre deux feux se retire au Nord-Ouest de Mateur sur les revers du djebel Mellila.
Les deux colonnes, la jonction une fois opérée, exécutent un changement de direction en prenant comme objectif la hauteur de Mateur. Les hussards couvrent la gauche et les chasseurs à cheval la droite. L'artillerie prend position dans la plaine et tire sur les groupes ; elle s’avance jusqu'à l'oued Joumin pour disperser l'ennemi qui se réfugie au pied et sur les flancs du djebel Mellila.
Le moment est venu de marcher résolument sur Mateur et d’y entrer de gré ou de force. Un changement général de direction à gauche est ordonné, le mamelon qui domine Mateur est pris comme objectif.
A ce moment les 4ème et 3ème compagnies ont déployé deux sections pour prolonger la chaîne à droite et à gauche de la 1ère Compagnie. La chaîne arrive bientôt sur la rive droite de d'oued Joumin, dont les rives escarpées et hautes arrêtent la marche en avant. La 3ème compagnie passe la rivière à gué et remonte la rive gauche et les deux autres compagnies suivent la rive droite. Un nouveau gué situé à 500 mètres du pont la 4ème compagnie passe sur la rive gauche, suivie par une section de la 1ère compagnie et par deux compagnies du 8ème de ligne, les trois autres sections de la 1ère compagnie suivent la rive droite et marchent sur un pont en pierres à deux arches, situé à 400 mètres de l'entrée de Mateur, sur la lisière des jardins qui entourent la ville.
Le commandant du 30ème Bataillon de Chasseurs reçoit l'ordre de s'emparer du mamelon et d'y marcher sans s'attarder, en ne tirant que lorsqu'il ne pourra faire autrement. Il a avec lui 3 compagnies du 38ème par lesquelles il se relie à gauche avec le reste de la colonne. Il tâchera d'attaquer la colline par l'éperon de droite, du côté où la pente est la plus faible.
Les 3 sections de la 1ère compagnie, restées sur la rive droite, appuyées par deux compagnies du 20ème de ligne doivent marcher sur le pont de Mateur, attaqué ainsi sur deux points à la fois.
L'artillerie reçoit l'ordre d'appuyer à gauche, couverte par le 9ème Régiment de Chasseurs appelé à cet effet ; elle prendra position de manière à battre le pont et à balayer du côté de la ville les flancs du mamelon que va attaquer le commandant LEGER.
A midi, les dispositions, une fois prises, l'ordre est donné par le commandant de l'attaque de droite de gravir la montagne et de donner l'assaut.


Dernière édition par Thierry GUYON le Ven 16 Jan 2009 - 23:28, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: CAMPAGNE DE TUNISIE 2 Mai 1881-13 Novembre 1882   Sam 22 Nov 2008 - 1:22

CAMPAGNE DE TUNISIE III

La 4ème compagnie du bataillon exécutant un mouvement tournant se dirige le long du pied de la hauteur de manière à la prendre à revers et à menacer la ligne de retraite de l'ennemi ; elle est suivie par la 1ère compagnie (1ère section), qui appuie son mouvement et doit couvrir ses arrières.
Ce mouvement achève la déroute de l'ennemi, qui précipite sa fuite vers le massif montagneux, Sud-Ouest, poursuivi par les feux de salve de la 4ème compagnie.
A midi et demi, au moment où les tirailleurs atteignent la crête et prennent possession du bordj en ruine qui la couronne, le drapeau blanc est arboré sur tous les édifices de Mateur ; un escadron du 9ème Chasseur traverse le pont et se porte à l'Ouest de la ville pour couvrir l'occupation et continuer la poursuite.
Le combat était terminé et la ville conquise.
D'après les témoignages dignes de foi, l'ennemi était fort de 5 000 hommes, dont la moitié de cavaliers.
Dans ce double engagement, le bataillon a brûlé 2 015 cartouches.
Les pertes étaient peu sensibles ; deux chasseurs blessés ; le chasseur MICHEL de la 1ère compagnie : coup de feu à l'oreille gauche ; le clairon CAPITAN, de la 1ére compagnie: contusion légère au pied droit.
Le rapport du Général MAURAND sur le combat livré par la brigade le 18 mai entre l'oued Chaïr et l'oued Joumin[/color et daté du 24 mai 1881 au camp de Mateur, se termine ainsi qu'il suit :

« L’attitude des troupes qui voyaient le feu pour la première fois a été bonne, je n'ai qu'à me louer de tous. Je dois cependant une mention spéciale au 30ème Bataillon de Chasseurs qui a mené le combat en première ligne durant 5 heures, avec autant de sang-froid que de vigueur. »

La colonne campe sur les versants ainsi que sur le plateau du mamelon du Mateur.
Le quartier général est établi à l'intérieur de l'ancien bordj. Le bataillon de chasseurs bivouaque près du marabout de Hallah-Hamouma
, sur la plate-forme d'une terrasse, épanouissement de l'éperon Nord de la hauteur, le long des haies de cactus, qui servent de clôture aux jardins de ce côté.
Il forme ainsi un poste avancé gardant toutes les routes qui se dirigent vers les montagnes du Mogods et du Hadilh.
- Le 19 mai, le bataillon part à 11 heures du matin dans la direction de Bizerte, pour aller au devant d'un convoi. Il s'avance jusqu'à Leckheul et rentre à 4 heures du soir avec le convoi.
Arrestation de 3 arabes en armes aux allures suspectes.
- Le 21 mai, le bataillon s'organise en bivouac sur le mamelon de Mateur.
- Le 22 mai, alerte à 6 heures et demie du soir. Une reconnaissance de cavalerie envoyée dans la direction du douar Bachraïa, a été accueillie à coups de fusil ; un cavalier a été tué.
Le bataillon prend les armes et se dirige sur le douar Smith, il rentre au camp à 8 heures du soir sans incidents.
- Le 25 mai, un détachement composé de deux pelotons du 9ème chasseurs à cheval, et de deux compagnies du bataillon, a mission d'escorter un convoi à charger au gué de l'oued Tindja et à ramener à Mateur.
Départ à 5 heures et demie du matin, retour au camp de Mateur à 6 heures du soir.
- Le 3 juin, la colonne du Général BREART venant de Djedeïda arrive à Mateur.
- Le 5 juin, départ des troupes de Mateur dans la direction du Cap Serrat, moins les troupes ci-après qui restent au camp sous le commandement du colonel PERIGORD :

- 30ème Bataillon de Chasseurs,
- 1 escadron et demi du 9ème hussards
- 1 section de la 10ème Batterie montée du 9ème d'artillerie.
- Le trésor, les postes, les services administratifs.

- Le 9 juin, la 1ére compagnie escorte jusqu'à Sidi-Ali-Fetallah, un convoi de ravitaillement destiné à la colonne du Général BREART.
- Le 10 juin, reconnaissance par le bataillon du cours supérieur de l'oued Joumin.
Départ à 4 heures du matin par la route de Tabarka, retour à 9 heures et demie par la route de Béjà.
- Le 13 juin, reconnaissance par le bataillon du cours de l'oued Tin et de l'oued Krerba.
Départ à 5 heures du matin, retour à 11 heures.
Le 14 juin, reconnaissance par le bataillon de la route de Sidi-Ali-Fétallah.
Départ à 5 heures du matin, retour à 9 heures.
Retour au camp de Mateur de la colonne du Général BREART.
- Le 16 juin, les 4 compagnies du bataillon accompagnées de deux pelotons du 9ème chasseurs à cheval, reçoivent mission de parcourir les douars de la plaine pour procéder au désarmement des habitants.
Départ à 5 heures du matin, retour au camp à midi.
La colonne rapporte une trentaine d'armes de toutes sortes.
- Le 21 juin, dislocation de la colonne expéditionnaire des côtes de TUNISIE.
- Le 22 juin, départ d'une partie de la colonne dirigée sur La Manouba.



- Le 23 juin, départ d'une partie de la colonne dirigée sur Bizerte.

- Le 30ème Bataillon de Chasseurs,
- un escadron de hussards,
- une section de montagne,
- un détachement du Génie,
- et les services accessoires,

Sous le commandement supérieur du commandant du 30ème Bataillon de chasseurs sont chargés de l'occupation de Mateur. Le mois de juillet est employé aux travaux de construction des ouvrages de défense et des abris pour la troupe. Les gourbis sont construits sous forme de hangars avec murs d'appui et piliers en maçonnerie ; le faîtage en bois supporte une couverture faite de branches de lauriers roses et de ciment. Les ouvertures se ferment à volonté avec des claies en jonc.
- Le 26 juillet, la section du Génie est appelée au camp de la Manouba ; elle quitte Mateur sous l'escorte de deux pelotons du 11ème hussards. Ces pelotons rentrent le 27 à Mateur.
- Le 9 août, une reconnaissance de cavalerie est envoyée sur la route de Tabarka : elle est appuyée par la 1ère compagnie du Bataillon.



Départ à 4 heures et demie du matin, retour à 8 heures.
- Le 17 août, reconnaissance par les troupes de Mateur des douars situés dans la partie Ouest de la plaine.
Départ à 5 heures du matin, retour à 9 heures.
Le détachement du train quitte Mateur pour se rendre à La Manouba.
- Le 20 août, reconnaissance exécutée par la cavalerie.
- Le 31 août, départ pour la Mensuba de la cavalerie et de l'artillerie du poste de Mateur.
- En septembre, le départ de la cavalerie enlève au poste de Mateur tout moyen d'investigations à l'extérieur, le départ de l'artillerie le prive d'un précieux moyen d'intimidation sur les habitants de la ville et les tribus de la montagne, chez lesquelles on commence à signaler une certaine agitation.
Le bataillon réduit à ses seules forces se replie autour du bordj, en entreprend de nouveaux travaux de défense, en vue de créer autour du camp une ligne brisée mais continue de tranchées, abris renforcées avec talus extérieur en pierres sèches.
Plusieurs attaques à mains armées se produisent aux environs, principalement sur la route de Djédéïda à Tébourka, elles donnent l'éveil à la population de la ville et aux propriétaires des Euchirs environnants qui signalent journellement le passage d'émissaires envoyés dans la montagne par les tribus révoltées du Sud.
L'inquiétude ou l'insolence des indigènes motive un redoublement de surveillance ; le service de nuit est renforcé.
- En octobre, le service de renseignements dirigé par le lieutenant CHIROU de la CASSINIERE du 2ème Zouaves, mis à la disposition du commandant supérieur de Mateur à la date du 4 octobre, signale le passage de nombreux émissaires envoyés chez les Mogods par Ali-Ben-Ahmar, avec des instructions pour provoquer une insurrection générale dans la montagne.
Une réunion importante des principaux cheiks des tribus Mogods , Hadilhs et Béjaouas a lieu sur l'oued Cezenan, le 6 octobre. Le but de cette conférence est de s'entendre sur la conduite à tenir en présence du mouvement insurrectionnel qui gagne la vallée supérieure de la Medjerdan et tout le sud de la Régence.





Le parti de la paix l'emporte sur celui de la guerre et il est décidé que l'on s'abstiendra de toute prise d'armes ultérieure.
- En novembre, travaux pour remettre en état les gourbis détériorés par les pluies des derniers jours du mois précédent et construction de baraques.
- Le 22 novembre, un détachement envoyé par le dépôt rejoint le bataillon au camp de Mateur, à l'effectif d'un officier, le sous lieutenant LEBLANC et 25 hommes.
En décembre, les travaux relatifs à la construction des baraques et à l'aménagement du Camp en vue de l'hivernage, sont poussés activement. Tous les hommes et tous les chevaux du poste se trouvent à la fin du mois à l'abri de la pluie.
- Le 28 décembre, Mateur est relié télégraphiquement avec Bizerte.
- Le 31 décembre, départ de la fanfare et de la 1ère compagnie désignées pour aller tenir garnison à Tunis, où elles arrivent le 31 décembre à 10 heures du matin.
Campé depuis le 18 mai sur le monticule au pied duquel s'étend la ville de Mateur, le 30ème Bataillon de Chasseurs s'était trouvé exposé à des causes multiples et des plus actives d'affections miasmatiques.
La situation même du camp , que des exigences tactiques avaient forcément limitée, était des plus défavorables au maintien d'un état sanitaire satisfaisant.
En effet, après les nombreuses fluctuations sur les divers points du monticule, fluctuations motivées par les variations d'effectif du poste, le bataillon était composé en dernier lieu sur le plateau supérieur du monticule.
Or, tout le versant Sud et Sud-Ouest est occupé par le cimetière arabe


dans lequel beaucoup de tombes sont entre- ouvertes : les inhumations se faisant à fleur de terre.
Au-dessous du cimetière et au Sud par rapport au camp ,se trouve la ville, foyer d'infection permanent par suite des détritus de toutes sortes qui restent accumulés depuis des années dans les rues et sur son enceinte; enfin, la proximité des lacs, l'existence dans la plaine de vastes marécages, le voisinage de la rivière partiellement desséchée pendant l'été tout en un mot contribuait dans la situation topographique du camp à augmenter les causes d'intoxication palustres auxquelles les hommes s'étaient trouvés exposés pendant l'été.
Il y a eu 10 décès et 20 hommes ont dû être envoyés en congé de convalescence

1882

- En 1882, le 22 janvier, la 2ème compagnie relève à Tunis la 1ère compagnie qui rentre au camp de Mateur.
- Le 5 février, la 3ème compagnie relève à Tunis la 2ème compagnie qui rentre au camp de Mateur.
- Le 25 février, la 4ème compagnie relève à Tunis la 3ème compagnie qui rentre au camp de Mateur.
- Le 17 mars, la 1ère compagnie relève à Tunis la 4ème compagnie qui rentre au camp de Mateur.
- Le 14 avril, la 2ème compagnie relève à Tunis la 1ère compagnie qui rentre au camp de Mateur.
- Le 2 mai, la 4ème compagnie part pour accompagner comme escorte la 3ème brigade de topographie qui est chargée de lever le terrain, entre Mateur, Béja, le camp Négro et Bizerte.
- Le 11 juin, la 4ème compagnie rentre au camp de Mateur après avoir terminé sa mission.
- Le 16 juillet, la 2ème compagnie quitte Tunis pour rentrer au camp de Mateur où elle arrive le 9 juillet.
- Le 20 juillet, l'état-major, les 1ère, 3ème et 4ème compagnies quittent Mateur pour aller camper sur le bord de la mer, à 4 kilomètres de Bizerte et à 2 kilomètres de Keuz-el-Djemil, à la source d'Aïn-Bittar.
- Le 21 juillet, le bataillon arrive dans la matinée à Aïn-Bittar et s'établit sous la grande tente sur une petite croupe couverte d'oliviers qui descend en pente douce vers la mer.
- Le 21 août, la 3ème compagnie relève à Mateur la 2ème compagnie qui arrive au camp d'Aïn-Bittar, le 22 août à 6 heures du soir.



- Le 20 septembre, la 4ème compagnie relève à Mateur, la 3ème compagnie qui rentre au camp d'Aïn-Bittar, le 21 septembre.
- Le 4 octobre, la fanfare détachée à Tunis, depuis le 1er janvier, rejoint le Bataillon.
- Le 20 octobre, la 1ère compagnie relève à Mateur, la 4ème compagnie qui rentre au camp d'Aïn-Bittar le 21 octobre.
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CAMPAGNE DE TUNISIE 2 Mai 1881-13 Novembre 1882
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